3.- Le Conformisme, le Sacré, et l'Eveil

               Environ plus d’un siècle après,  un cheminement  similaire  peut  être observé chez Jung ( 1875-1961 ),  psychiatre et psychologue suisse, célèbre disciple dissident du non moins célèbre Freud ( Sigmund,  1856-1939 ), fondateur de la psychanalyse. Fils de pasteur, il trouvait l’enseignement religieux absolument ennuyeux au début de son adolescence. Il parlait  même d’un état d’âme dépressif qui s’améliorait avec ses études. Il n’aimait pas la tournure d’esprit scolastique  de saint Thomas d’Aquin et préférait, comme Goethe, la pensée d’Héraclite, ainsi que celle d’Empédocle et de Platon.  De même, il s’intéressait aussi à Schopenhauer ( 1788-1860 ) et à  Nietzsche ( 1844-1900 ) mais, comme Goethe, il ne subissait pas l’influence de leur vision pessimiste du monde. Il  reconnaissait aux êtres   humains un caractère sacré et pour les comprendre, il choisit d’étudier la médecine et la psychiatrie. Parmi ses convictions précoces, auxquelles il resta en général attaché toute sa vie, se trouva l’idée que  dans notre image du monde se mêlèrent le réel et l’irréel, le rationnel et l’irrationnel.  Comme Goethe, qui cherchait les Mystères chez les Francs-Maçons et les Rose-Croix, Jung se consacra  aussi à  l’étude de l’alchimie, mais d’une manière plus approfondie que son aîné.
              -   Pour  convertir le plomb en or, dit Thérèse en riant.  Il devait être fauché, dans sa profession, avec ses idées non orthodoxes.
              -    Ne l’interromps pas s’il te plaît, dit son mari.

              -    Tu ne vois pas que ta femme plaisante ? dis-je.  Jung considérait l’alchimie comme une voie de connaissance vers la psychologie des profondeurs, vers l’investigation de l’inconscient humain, individuel et collectif. Ce qui l’intéressait c’était l’aspect spirituel, le processus intérieur et mystique de transmutation de la matière à l’esprit et  vice versa, qu’il ne fallait pas confondre avec sa forme extérieure, vulgaire  de la « fabrication de l’or ».  Il avait l’impression que le flot vivant des traditions  qui devait  relier la gnose antique et le présent était interrompu : ce flot s’était ou bien tari ou bien transformé en un courant spirituel souterrain dont le bassin était à redécouvrir.  Cette idée fut renforcée avec la rencontre du Taoïsme  à travers la lecture du Yi  King ( ou  I Ging), par l’intermédiaire  du sinologue allemand Richard Wilhelm, qui  avait traduit le livre. Dans la préface, ce dernier citait Goethe. Te rappelles-tu de cette citation ?, demandai-je en me tournant vers mon ami.

              -    Bien sûr, dit Jacques, en voici la traduction :

                                   «  L’Orient et l’Occident
                                   Ne peuvent plus être séparés ».

              -   Merci,  Jacques, continuais-je :   Jung fut  encore profondément bouleversé par un autre ancien traité ésotérique chinois :  « Le Secret de la Fleur d’or » que le même Wilhelm a traduit et lui a envoyé en lui demandant de l’interpréter  . « J’ai aussitôt dévoré le manuscrit, car le texte m’apportait une confirmation insoupçonnée de mes pensées au sujet du mandala (  du sanscrit « cercle » : représentation graphique et symbolique de l’univers dans l’hindouisme et le bouddhisme )  et de la circonscription de son centre ( exprimant en même temps  le Soi qu’il ne faut pas confondre avec le Moi existentiel ). Ce fut le premier événement qui brisa ma solitude. Je trouvais  là une parenté, un point de contact possible ». Parallèlement, il ne cessait d’approfondir la tradition alchimiste, entrant dans les détails des "Idées de Rédemption" en soulignant les analogies révélatrices entre la "pierre philosophale" et le Christ ou l’archétype du Soi (Psychologie et Alchimie, 1944, Zurich).
              -   Archétype du soi, c’est quoi ce barbarisme ? interrogea Thérèse.
              -    C’est, en terme symbolique, la désignation de la manifestation du Divin en nous,  répondit son mari.
              -    Merci Jacques, dis-je, en continuant : Comme Goethe, Jung cherchait à rapprocher  la spiritualité occidentale de celle de l’Orient. L’Orient et l’Occident, écrit-il en 1916, ne sont pas que des représentations des régions géographiques concrètes, mais bien les hémisphères intérieurs du conscient et de l’inconscient humains. Il concevait leur rencontre comme un processus de reconnaissance de soi qui concerne l’humanité dans son ensemble. Vers l930,  il dit : «  L’esprit de l’Orient est vraiment ante portas » ( à notre porte ),  et en même temps, il mettait en garde les Européens contre tout engouement: « Une simple sensation ou un nouveau frisson n’aide en rien l’Europe. Ce que  l’Orient a à nous offrir, ne doit être pour nous qu’une aide, dans un travail qui reste à accomplir. A quoi nous sert la sagesse des Upanishads ou du Zen, si nous minons nos propres fondements, considérés comme des valeurs périmées  et nous établissons malhonnêtement sur des rivages étrangers comme des pirates sans patrie » (C.G. Jung par Gerhard Wehr, Editions Slatkine, Paris-Genève, 1995, page 133).
              -    Il parle comme le Dalaï-lama, dit Thérèse. Ou bien, ce dernier serait-il l’incarnation du psychiatre zurichois ?
              -    Thérèse ! s’exclama son mari en riant. Pas de plaisanterie irrévérencieuse.
              -    Tu es bien un macho, comme ta femme l’a dit, Jacques, insinuai-je d’un air faussement sérieux.  Tu ne laisses pas ta femme exprimer son opinion.  Jung a dit encore : « Nous, Européens, nous avons  besoin d’une vraie vie à trois dimensions si nous voulons faire l’expérience vivante de la sagesse orientale. C’est pourquoi il nous  faut tout d’abord la sagesse occidentale pour nous-mêmes. Notre voie doit commencer par la réalité occidentale et non par des exercices de yoga ou du zen qui risquent de nous égarer  sur notre propre réalité ». Et dans cette rencontre Occident-Orient qu’il estimait imminente, il entrevoyait deux éventualités : « elle peut être porteuse de vertus curatives, mais aussi d’une dangereuse infection » (op. cit. pages 133-134).

      -   C’est bien le langage thérapeutique d’un médecin psychiatre, dit mon ami, un discours dialectique hégélien. A cette époque, on ne parlait pas encore d’effets pervers.  
   (Photo ci-contre :  lieu de travail de Jung, sa derniète demeure.)
      -  Jung, repris-je, malgré tout son intérêt pour les richesses spirituelles orientales, s’attache en premier lieu à la pensée occidentale  et à sa religion. Cependant, comme pour   Goethe, la religion, pour lui, c’est le sacré, dont les phénomènes ont eu leur source dans le psychisme. Or « la  psyché occidentale est vide : on ne met rien dans l’âmeet on a tout Dieu à l’extérieur » dit-il.   Il utilisait le concept de Dieu intérieur pour évoquer la relation cachée de Dieu et de l’âme. Comme Goethe, il était croyant,  sans être attaché à une confession, parce qu’il refusait la terminologie et le rituel de l’Eglise. Il contestait l’image traditionnelle de Dieu transmise par les théologiens. Son  besoin de savoir et son esprit curieux étaient toujours en éveil. A 83 ans, il fit paraître chez son éditeur à Zurich une brochure sur les OVNI  ayant pour titre : « Un mythe moderne – Au sujet des choses que l’on voit dans le ciel ».  Vers la fin de sa vie, il s’intéressait encore au Zen. Il confia à un de ses visiteurs : «  Je viens de finir le livre d’un bouddhiste zen chinois. En le lisant, j’avais l’impression que nous parlions exactement de la même chose et que seuls les mots que nous employions étaient différents. L’emploi du mot « inconscient » n’est pas décisif ; ce qui compte c’est ce qui se cache derrière ce mot ». Assis dans son fauteuil,  près de la fenêtre il portait un vêtement de cérémonie japonais. Cependant, c’est autour du mystère chrétien qu’évoluaient ses pensées. Un livre français, Le phénomène humain de Teilhard de Chardin, était posé sur une petite table à son côté ( visite relatée par l'écrivain Chilien Miguel Serrano - "C.G. Jung parle", Genève, Georg, 1961).


              Comme Goethe que ses contemporains surnommaient le vieux sage athée, Jung fut désigné par nombre de gens comme un  hérétique gnostique. 
              « J’ai  surtout essayé de faire voir aux chrétiens ce qu’est le Sauveur en réalité et ce que signifie la résurrection, dit-il. Personne de nos jours, ne semble plus le savoir ni s’en souvenir ; mais l’idée continue à vivre dans les rêves... » ( Cf. : C.G. JUNG, sa vie, son oeuvre, par Gerhard WEHR, Librairie de Médicis, Paris, 1993 ).

              Ne réussissant pas à faire passer ce message de son vivant, Jung  l’avait fait inscrire  en épitaphe sur la pierre tombale de sa famille au cimetière de Küsnacht à Zürich (Cf. : Photo ci-dessous). Le début et la fin répètent la même sentence : 

                                                      Vocatus atque
                                              non vocatus deus aderit.
                                     ( Appelé et non appelé, Dieu sera là ).

              Sur les marges des côtés de la dalle sont gravés une citation tirée du chapitre de la résurrection de la première épître de Paul aux Corinthiens ( 15,47 ) :

                                          Primus homo de terra terrenus,
                                       Secondus homo de caelo caelestis.
                                            ( Le premier homme est né 
                                              de la terre  et est terrien,
                                              Le second est né du ciel
                                                       et est divin ).

          Sa vie durant, l’esprit ouvert de Jung a embrassé toutes les croyances, allant de l’Ouest à l’Est, mais vers la fin, comme Goethe, il est revenu à la pensée chrétienne selon l’Evangile, conclus-je.
         -   Pouvez-vous m’expliquer le sens de cette épitaphe ?, demanda Thérèse.
          -   Je laisse ce soin à votre mari, dis-je. Je ne suis pas expert en Evangiles.
              -   Moi non plus, dit Jacques, mais je vais essayer. Selon Jung, « ce qui compte c’est ce qui cache derrière les mots, les paroles ».
              La sentence du début et de la fin de l’épitaphe signifie Dieu est omniprésent.
              Les  inscriptions des côtés gauche et droit expriment le mythe de la résurrection : L’homme qui est né une première fois doit renaître une seconde fois. C’est l’union de la nature humaine avec la nature divine. C’est le mythe chrétien du salut, qui dément  les affirmations des théologiens qui prétendent que cette union ne peut être réalisée que chez le Christ et non pas chez les humains. Ainsi,  l’Eglise récuse la « filiatio », cet attribut d’enfant de Dieu, ce caractère divin chez l’être humain, qu’elle concède seulement aux Apôtres.

              -    Il y a des évidences que l’Eglise ignore, dit Thérèse. Il a fallu beaucoup de temps pour qu’elle admette que les femmes avaient aussi une âme, au même titre que les hommes. D’ailleurs, il n’y a toujours pas de reconnaissance officielle. C’est nous, les femmes, qui avons démontré cette évidence, en nous affirmant  et en évoluant.
              -    J’aime bien ce terme d’évidence que vous avez employé, dis-je. Je le préfère aux termes Vérité, Vérité profonde, Réalité, Réalité ultime, Réalité de la réalité, tous ces mots et expressions inventés pour embrouiller notre entendement.
              -    D’ailleurs, dit Thérèse. Pourquoi les gens n’accepteraient-ils pas cette évidence que le divin est en eux ?. Toutefois, dans le langage courant, ils parlent sans hésitation de « feu sacré » et  aussi de cette « étincelle de Dieu » en chaque être humain.
              -   De même que les Orientaux n’admettent pas d’emblée que le bouddha est en eux !, dis-je. Jacques et moi  avons déjà eu une vive discussion là-dessus l’automne dernier à Paris ( cf. Le Bouddhisme en Occident ).  Et vous en avez été le témoin « embusqué » !

              -    Mais nous n’avons pas encore épuisé le sujet, dit Jacques. Ce n’est pas par hasard que Jung a cru au mythe du mystère chrétien du salut, après une vie passée à explorer les profondeurs de la psyché humaine. ( Ne vous méprenez pas sur ce mot mythe qui, selon Valéry s’avère plus vrai que l’histoire ). Le divin en nous ne peut être révélé que si chacun de nous arrive à être conscient qu’il est né deux fois.
              -    Sinon, on risque de rester aveugle comme bon nombre de théologiens !, dit Thérèse.
              -    Goethe a parlé indirectement de cet aveuglement dans Faust, dis-je. Tandis que Jung se plaignait, dans sa correspondance des dernières années de sa vie, de « voir sa pensée se heurter partout à un mur infranchissable ». En effet, il est difficile pour l’Occident d’accepter que l’homme est un  être  deux fois né, comme pour  l’Orient d’admettre la notion  bouddhiste de non-moi de Bouddha.   
              -    Pourtant, le mythe chrétien du salut va dans le même sens que le non-moi bouddhique, dit Jacques. Pour être « né deux fois », il faut mourir deux fois.  La seconde mort est naturelle, personne n’y échappe, tandis que la première est un acte individuel, une réalisation personnelle.

              -    Jung a nommé  « individuation » ce processus de devenir individuel, continuai-je. Cet élan vers le divin, vers le « numineux » - c’est son expression - , constitue le centre de sa psychologie analytique. Du fait que le retour vers le divin représente pour Jung « une expérience originelle de l’être humain », la religion et la psychothérapie sont étroitement liées. La psychothérapie a donc pour but d’accélérer ce processus d’individuation afin que le patient puisse mourir pour renaître une seconde fois, c’est pour Jung la vraie résurrection selon l’Evangile.

              -    Pour comprendre ces notions de non-moi et de résurrection, il est nécessaire et indispensable de dépasser le conformisme, dit Jacques. Ce n’est pas seulement une question d’intelligence ou de degré d’instruction. La pensée conformiste peut rendre les gens aveugles. Il y a bon nombre de philosophes qui confondent le « non-moi » avec le « non-être », comme beaucoup de savants se sont montrés réticents à l’égard de la théorie des quanta. 

              -    Parce que d’emblée, ces derniers abordaient la nouvelle physique avec des idées préconçues, acquises pour étudier la physique classique, dis-je. De même, au début de ses recherches, Einstein ( élève de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich ), se trouvait, par sa formation, en contradiction avec la géométrie euclidienne et la mécanique newtonienne. Les physiciens, qui ont élaboré après lui les théories de la physique quantique, se sont heurtés aux   problèmes identiques,  rencontraient aussi des contradictions et des paradoxes qu’ils ont eu  beaucoup de peine à surmonter. L’intuition créatrice d’Einstein lui a permis de les surpasser.

               -   Nous côtoyons souvent des objets résultant des applications quantiques sans le savoir : transistors, téléviseurs, ordinateurs, laser, scanner,… dit Jacques. La physique classique se montre incapable d’expliquer les phénomènes de la physique quantique. Valéry disait : « L’homme tend à ignorer ce qu’il ne sait pas  affirmer ( exprimer ) ». Ainsi, ne sachant pas expliquer quelque chose, ou quelque idée, on préfère la rejeter ou l’expédier au loin, dans une autre sphère, vers un « métasystème » où  on fait intervenir la métaphysique !

              -    Depuis quelques dizaines d’années, dis-je, l’étude avancée de la nature ( physique, biologie, cosmologie, etc. ) permet de découvrir l’existence complexe de plusieurs niveaux  de structures d’organisation des systèmes qui s’emboîtent dans un ensemble global. Les physiciens modernes admettent comme les anciens mystiques que « Tout l’inférieur est dans le supérieur mais tout le supérieur n’est pas dans l’inférieur ».  
              -    Ces termes de niveaux, de supérieur et d’inférieur, font penser à un  concept de hiérarchie  qui rebute une société prisant à l’excès la notion d’égalité, dit Thérèse.

              -    On reconnaît toutefois qu’il y a divers niveaux de compréhension, dit Jacques. Dans chaque religion il y a un enseignement ésotérique et un enseignement exotérique, de   niveaux différents mais interdépendants. Dans la discipline de la physique moderne, on remarque que la théorie quantique englobe la géométrie euclidienne et la mécanique newtonienne et est en étroite corrélation avec celles-ci. Récemment, deux physiciens de l’Ecole Normale Supérieure, à Paris, Serge Haroche et Jean Michel Raimond, sont parvenus pour la première fois à observer en direct l’étonnante métamorphose d’un système en train de sortir d’un état quantique pour devenir classique ( cf.  « L’ultime secret de la physique quantique. Comment la matière devient réelle », Science et Vie, no  977, février 1999, Paris ). 

              -    On peut déduire que la pensée moderne englobe la pensée conformiste et que ces deux structures sont intimement liées, dit Thérèse. La querelle des anciens et des modernes, opposant « tradition » et « innovation », s’avère bien stérile. Pourquoi ne pas accepter l’évidence au lieu de s’acharner à nier le sacré,  à prouver que l’inconnaissable n’existe  pas ?.
              -    Que signifie ancien et moderne quand la physique quantique se  rapproche du mysticisme ?,  répliqua Jacques. 
              -    Faut-il alors suivre le conseil de Lao-tseu : « Celui qui sait ne parle pas ; celui qui parle ne sait pas » ?, demandai-je. Ou bien imiter l’exemple de Omar Khayyam, ce poète persan  du XI e siècle, vitupérant dans un de ses célèbres « robayat » ( genre littéraire mineur, léger et même vulgaire,  tout juste digne des poètes des bas quartiers ) :

                  « Rien, ils ne savent rien, ne veulent rien savoir,
                  Vois-tu ces ignorants, ils dominent le monde,
                   Si tu n’es pas des leurs, ils t’appellent incroyants,
                   Néglige-les, Khayyam, suis ton propre chemin ».                      

              -    Le poète faisait semblant de s’adresser à lui-même, probablement par peur des représailles des autorités religieuses de l’époque, commenta Thérèse. A ceux qu’il nomme les incroyants, on peut ajouter le cortège des hérétiques, des athées, des païens, des agnostiques, et des adeptes d’autres croyances non orthodoxes.

              -    Je préfère cette injonction, du même poète, qui vise l’humanité tout entière, ajouta Jacques : « Réveille-toi !, nous avons l’éternité pour dormir » ( Omar Khayyam ).
              -    Pour le moment, en ce qui me concerne, j’aimerais aller roupiller un brin !  Suivant les circonstances, l’éternité est dans le présent, ici et maintenant, conclut sentencieusement Thérèse, en nous narguant de ses yeux rieurs.

              Sans répondre, Jacques et moi regardâmes le feu qui se consumait lentement dans l’âtre.  Au dehors, le gazouillis des oiseaux s’intensifiait, saluant l’aube d’or qui s’annonçait.

 
LDT
Le Mont – Djerba                                                                                   

Pâques  1999. 

A  voir : 1.-  Le Bouddhisme en Occident