8.- Education et Ethique - Le Scoutisme

Le Scoutisme mondial

            Le scoutisme (de l'anglais scout, lui même issu du vieux français « escoute » signifiant éclaireur) est un mouvement de jeunesse mondial créé par Lord Robert Baden-Powell, un général britannique à la retraite, en 1907, à Brownsea.

Définition
            Le scoutisme est un mouvement de jeunesse reposant sur l'apprentissage de valeurs fortes, telles que la solidarité, l'entraide et le respect. Son but est d'aider le jeune individu à former son caractère et à construire sa personnalité tout en contribuant à son développement physique, mental et spirituel afin qu'il puisse être un citoyen actif dans la société. Pour atteindre cet objectif, le scoutisme s'appuie sur des activités pratiques dans la nature, mais aussi des activités en intérieur, destinées plutôt à un apprentissage intellectuel.

            Le scoutisme est une méthode d'éducation des jeunes par le respect de la Loi scoute, l'emploi du système des patrouilles (ou des équipes pour les guides), et la pratique du jeu et de la vie dans la nature. Cette méthode se considère, aux côtés de l'école, comme complémentaire de la famille, responsable de l'enfant au premier chef. Elle est cependant complète, en ce sens qu' ' elle veut éduquer l'homme entier, corps, esprit et âme et qu'elle attache une importance essentielle, non seulement à la formation personnelle, mais à la formation de l'homme social et du futur citoyen. Elle est enfin active, car elle incite le jeune à prendre en charge sa propre éducation dans un cadre approprié à ses besoins et à ses forces.

            Le scoutisme croit à la destinée de chaque individu et à sa vocation communautaire.
La Loi Scoute comprend une série de préceptes positifs et définit le Scout comme étant fidèle à sa parole, loyal, obéissant, fraternel, courtois et chevaleresque, aimant la nature, son prochain et toujours prêt à servir.

Organisation
            Le système des patrouilles met en œuvre le principe de l'éducation active du garçon par le garçon. Une patrouille est une équipe indissociable de 7 à 8 personnes sous la conduite de l'une d'elles, le Chef de patrouille, plus expérimenté et généralement plus âgé.
            A l'intérieur de la patrouille, chaque scout prend des responsabilités personnelles et précises, selon ses aptitudes et ses goûts.
            Plusieurs patrouilles constituent une Troupe, dirigée par un Chef de Troupe est parfois un Chef assistant.
            Les Chefs de patrouille, personnellement responsables de leurs garçons, sont associés au Chef de Troupe pour partager les responsabilités de la Troupe.

Objectifs
            L'éducation scoute consiste en un apprentissage de la vie visant à développer :
            1. - Le sens du concret (habileté manuelle, débrouillardise)
            Enseigner au jeune à appréhender le monde qui l'entoure. Développer en lui le sens de la créativité en sachant se servir des dons spécifiques qu'il a reçus. Constructions de camp ou autres, réparation de locaux, fabrication d'objets divers, expression théâtrale, étude de chants, passage de brevets techniques, étude de technique nouvelles, C.B., informatique... Tout cela contribue à lui donner les compétences nécessaires.
            2. - Le caractère et la personnalité (formation du caractère)
            Par l'aventure du raid et de l'exploration en terre inconnue, par le sens de l'effort librement consenti pour acquérir un certain niveau technique, par l'éducation au franc jeu, l'étude de la topographie, les jeux d'équipe, l'organisation de la patrouille en conseils présidés par le chef, où chacun s'exprime et donne son idée, et où tous prennent des responsabilités dans des actions communes concertées, l'adolescent forme sa personnalité et trempe son caractère.
            3.- La santé physique et morale
            Compte tenu de la société où règnent si souvent une sensualité exhibitionniste et un érotisme exacerbée, le développement d'une juste conception de la place du corps dans la vie humaine nous semble indispensable. Le corps : merveilleux outil pour travailler, servir et aussi exprimer l'amitié et l'amour pour son prochain.   
            La santé physique et morale est obtenue en exigeant des jeunes une hygiène corporelle, par la mise au point de jeux sportifs comme les olympiades, par le développement du sens de l'honneur et de la parole donnée, tant par l'esprit sportif et chevaleresque donné au cours d'un jeu que par la confiance accordée au jeune.
            4.- Le sens des autres (service du prochain)
            La jeunesse a besoin de se sentir utile. Plus qu'un simple divertissement, le scoutisme est un engagement à servir son prochain. Par la BA (Bonne Action), nous proposons aux scouts les réflexes du service et de l'aide. C'est le sens de notre mot d'ordre et de notre devise « Toujours prêt ». Participation à des opérations humanitaires, quêtes, ramassages de médicaments ou de vêtements, préparation d'une veillée de Noël ou de Pâques dans un orphelinat ; ce sont autant d'occasions pour tourner l'adolescent vers les autres et lui apprendre à joindre l'acte à la parole. Cela lui apprend à avoir un regard positif sur le monde et à agir positivement.
            Par ce qu'il découvre chez les scouts, l'adolescent doit pouvoir se remettre en question et mûrir spirituellement. Le scoutisme est donc bien un jeu dont le théâtre est la vie elle-même.

            Bien plus que de simples techniques, il enseigne un nouvel art de vivre et par toutes ses activités développe le caractère, apprend à servir et à aimer, donne un esprit et un corps sains. En un mot, il essaie de faire de l'enfant un homme libre et responsable, utile à son pays et à la paix du monde.

Le constructivisme immanent

            Le constructivisme, théorie de l’apprentissage, a été développé, entre autres, par Jean Piaget, dès 1923, en réaction au behaviorisme qui, d’après lui, limitait trop l’apprentissage à l’association stimulus-réponse. L’approche constructiviste met en avant l’activité et la capacité inhérentes à chaque sujet, ce qui lui permet d’appréhender la réalité qui l’entoure.

            Le béhaviorisme est une approche en psychologie qui consiste à se concentrer uniquement sur le comportement observable de façon à caractériser comment il est déterminé par l’environnement et l’histoire des interactions de l’individu avec son milieu, sans faire appel à des mécanismes internes au cerveau ou à des processus mentaux non directement observables. La racine du mot provient de l'anglais "behavior" qui signifie "comportement".
            Par exemple, l’apprentissage y est décrit comme une modification du comportement observable due à la modification de la force avec laquelle une réponse est associée à des stimuli extérieurs (environnement externe) ou à des stimuli intérieurs (environnement interne) sur l’organisme.

            Le lamarckisme désigne la théorie de l'évolution du vivant de Jean-Baptiste de Lamarck. Le terme est aujourd'hui quasiment synonyme de la théorie de la transmission des caractères acquis, bien que cette réduction soit très largement discutable.

            Le constructivisme, au lieu de s'opposer au béhaviorisme et au lamarckisme les englobe, car pris d'ensemble les théories se complètent.

            D'après Piaget, le constructivisme n'est pas un concept philosophique, mais un phénomène tout à fait naturel, comme la logique, l'intelligence, tout est dans la Nature.

            Nous avons vu que l'éducation scoute n'est pas loin du constructivisme qui vise à l'apprentissage de la vie dans le milieu environnant. En venant au monde avec nos potentiels héréditaires, les bons gênes comme les mauvais, nous pouvons développer le meilleur de nous-mêmes ou nourrir nos mauvais instincts, ce qui nous place au-dessus des animaux qui n'ont aucun choix possible.

            Les animaux vivant seuls n'ont que le destin, tandis que les êtres humains ont le destin, la destinée et le privilège du choix qui peut nous amener au Ciel comme en l'Enfer. 

            "L'humain est non seulement un "être pensant" mais aussi un "être agissant", qui peut aller en avant pour parvenir à son accomplissement personnel dans le monde. Il est responsable d'une destinée "qu'il construit" et non pas d'un destin qu'il subit".

                                                                                                   (Jean Piaget)

           Le Scoutisme au Việt Nam a débuté dans les lycées pour les enfants français et les enfants vietnamiens de la haute bourgeoisie, grâce à l'initiative de quelques membres du clergé catholique.

            Entre 1927 et 1930, le scoutisme a commencé à apparaître dans le nord du Việt Nam, affilié au mouvement des scouts français (Scouts de France).

De 1930 à 1946

            En septembre 1930, Trần Văn Khắc, un enseignant et chef d'un groupe sportif,  a créé à Hanoi un mouvement scout nommé "Đồng-tử Quân" (terme emprunté à la  langue chinoise qui signifie textuellement "Groupe des jeunes enfants"). Les membres du premier Troupe "Lê-Lợi" portaient des foulards verts avec ourlet rouge.

            En 1931, Hoàng-Đạo Thúy créa la première Meute "Lê-Lợi". Le mouvement s'est progressivement étendu aux provinces : Nam-Định, Hải-Phòng, Lạng-Sơn.

            En 1932, Trần Văn Khắc vint au sud (Cochinchine), et ensemble avec Lương Thái, Hùynh Văn Diệp et Trần Côn, créa l'Association cochinchinoise du scoutisme.

            En juin 1932, la Troupe "Lê Văn Duyệt" fut créé à Saigon.

            En 1933, Hoàng-Đạo Thúy changea l'appellation "Đồng-Tử Quân" en "Hướng-Đạo sinh" (le guide) avec comme uniforme : chemise brune et short bleu-marine et des activités calqués sur le modèle des scouts français. Trois branches furent créées : "Ấu"  (Louvetaux), Thiếu (Scouts) et "Tráng"  (Routiers) ).              

            Dans la même année, la direction scoute du Sud édita un bulletin "Hướng-Đạo" (Le Scoutisme). Le gouvernement impérial du Cambodge envoya son directeur de l'enseignement prendre contact avec Trân van Khac pour lui demander les formalités et les documents nécessaires pour l'organisation d'un mouvement scout dans le pays Khmer.

           En 1934, une délégation de l'Association cochinchinoise du scoutisme, conduite par Chef Trần Văn Khắc, arriva à Phnom Penh sur invitation du Roi pour assister à un Camp scout cambodgien à l'occasion de la Fête des promesses du Prince Monireth.

           Trần Văn Khắc est généralement accepté comme étant le premier fondateur du scoutisme vietnamien. Hoàng Đạo Thúy le plus marqué des chefs au Nord, est devenu le Secrétaire général de l'Association tonkinoise du scoutisme. Il dirigea encore le groupe "Tráng" (Routier) "Lam Sơn.

            En 1935, l'Association d'Annam du scoutisme a été créé, après des unités déjà existantes à Vinh (chef Võ Thanh-Minh) et à Huế (chef Tráng Cử). Dans la même année, Chef Trần-Văn Khắc a réussi l'organisation de la première rencontre nationale dans le stade de Dakao (Saigon) avec la participation de 500 scouts venant du Nord (chef Trần Duy Hưng) et du Centre (chef Tạ Quang Bửu) Photo ci-contre.

            En 1936, André Lefèvre, chef des "Eclaireurs de France, a mis en place un camp d'entraînement à Dalat pour 60 chefs scouts de tous les coins de l'Indochine française.

            L'Empereur Bảo Đại et le Roi du Cambodge Monivong ont financé un deuxième camp à Bạch Mã, situé à environ 40 km au Sud de la capitale Huê (le Camp "Bạch Mã a été inauguré en 1938).

            A la fin de 1937, la Fédération des scouts français envoya le Chef Raymond Schlemmer au Cambodge, au Laos et au Vietnam pour superviser la mise en place de la Fédération Indochinoise des Associations du Scoutisme (FIAS) dans les trois régions. Un bulletin officiel de la fédération ("Chef") fut édité en langue française.

            En 1940, une Rencontre nationale des 3 branches a été organisée à Rừng Sặt (Bắc-Ninh) au Nord.
            En 1941, un "jamboree" indochinois (Tonkin, Annam, Cochinchine, Cambodge et Laos) a été organisé à "Quảng Tế" Huê. L'Empereur Bảo Đại présida la Fête de l'inauguration.
            En 1942, une rencontre des Routiers a eu lieu à l'île Qua Châu (Ninh-Binh).
            En 1943, une rencontre sur l'île Bảy Miểu (Nha-Trang).

            En 1944, le dernier camp Bạch Mã fut dirigé par Cung Giũ Nguyên, en remplacement de Tạ Quang Bửu, absent pour affaire privée.

            De 1939 à 1945, la situation politique affecté les activités de scoutisme dans tout le pays, comme la Seconde Guerre mondiale a engendré un mouvement pour l'indépendance du Vietnam. Les Français ont commencé à perdre le contrôle et ont finalement été renversés par un coup de force japonais. Cet évènement a fait cesser les activités du scoutisme au Việt Nam.

            En septembre 1945, Hô Chi Minh était au pouvoir, la Fédération des Associations de Scoutisme Indochinoise fut dissous. L'Association du scoutisme vietnamien (Hội Hướng-Đạo Việt Nam) commençait à fonctionner de nouveau, et une Rencontre des scouts de tout le pays a été organisée à Hanoi dans le "campus" universitaire de Bạch Mai pour marquer ce grand événement.

De 1946 à 1954

            En avril 1946, la Conférence nationale des chefs scouts dans les trois régions du Vietnam a rétabli le Comité central de l'Association du mouvement scout vietnamien. Par une lettre datée du 31 mai 1946, le Président de la République démocratique du Viêt-Nam Hô Chi Minh a accepté d'en être le Président d'honneur.

            La guerre d'Indochine éclata à la fin de 1946, le mouvement scout au Việt Nam était suspendu jusqu'en 1950.

            Pendant la guerre, le mouvement scout ont été séparés en deux côtés. Alors que tous les membres du Comité général créé en 1946 suivirent Hoàng-Đạo Thúy dans le maquis, certains chefs scouts dans les villes, surtout à Hanoi, ont commencé à restaurer le mouvement.

            En 1950, lorsque la France a reconnu l'indépendance du Việt Nam avec un gouvernement provisoire sous l'autorité de Bảo Đại, l'association HDVN fut rétablie.

             Le 9 décembre 1953 avec le consentement du "gouvernement révolutionnaire", un "Jamboree" spécial fut organisé à Dalat, rassemblant le reste des chefs et les routiers du pays.

De 1954 à 1975

            La situation devint plus complexe, après la signature des Accords de Genève en Juillet 1954 divisant le territoire du Việt-Nam en deux parties. Le Nord devenant une nation communiste, le mouvement scout, non autorisé à fonctionner, cessait progressivement ses activités.

            Pendant ce temps, au Sud, le mouvement continuait à se développer à travers des camps de formation des chefs dans les forêts de Bảo Lộc (province de Lâm Đồng), puis à Tùng Nguyên (Dalat).
          

            En 1954 à Genève, après la défaite de l'armée française à Điện Biên Phủ, a eu lieu une réunion afin de trouver une solution politique à la guerre au Việt Nam. Dans la délégation du Việt-Minh, siégea Tạ Quang Bửu, ministre de la Défense, ancien commissaire national des scouts, en face des deux chefs scouts : Trần Văn Tuyên et Cung Giũ Nguyên, faisant partie de la délégation du gouvernement de Bảo-Đại. Après l'Accord de Genève signé en juillet 1954, le territoire du Việt Nam fut divisé en deux parties. Le Nord étant devenue une nation communiste, le mouvement scout a cessé de fonctionner.

            Dans la partie des nationalistes du Sud, le siège de l'Association des Scouts a été transféré de Huế à Saigon Le mouvement scout a connu une période de forte croissance et de maturation.

            En 1955, le Camp de formation "Hồi Nguyên" fut créé à Bảo-Lộc et inaugura au mois d'août 1956 des stages de formation des chefs des 3 branches : Louveteaux, Scouts et Routiers.

            Le 7 mai 1957, l'Association des scouts vietnamiens a été officiellement reconnue en tant que membre de l'Organisation Mondiale du Mouvement Scout (avant cette date, la Fédération française du scoutisme n'avait pas voulu laisser indépendante l'association du Vîệt-Nam). Le mouvement scout vietnamien a participé à la formation de la Région Asie-Pacifique du Scoutisme et est devenu l'un des membres fondateurs de la région.
            Dans la même année, une "Association des Eclaireuses du Việt-Nam" est née au mois d'avril.

            En 1958, le camp national d'entraînement "Tùng-Nguyên" a été créé, sous la direction du chef scout Cung Giũ Nguyên. C'est là que tous les chefs scouts entre 1958 et 1975 ont été formés.  Photo ci-contre (Cung Giũ nguyên) .

            En 1959, le Việt Nam du Sud a participé au 10è Jamboree mondial sur le Mont Makiling (Philippines). L'uniforme scout a été changé de brun en kaki jaune. 
            À la fin de l'année 1959, le jamboree national "Phục Hưng" (Renaissance) a eu lieu à Tràng Bom, parc national (Biên Hòa) avec 2500 scouts présents, marquant une étape de renaissance du mouvement.

            Au mois de décembre 1965, une Conférence nationale de Chefs scouts s'est réunie à Gia-Định, près de Saigon et une quatrième branche "Kha" (branche intermédiaire entre scouts et routiers) fut officiellement créée.

            En 1966, L'Association des Eclaireuses du Việt-Nam fut reconnue comme membre officielle de l'Association mondiale des Guides et Eclaireuses (World Association of Girl Guides and Girl Scouts).
            A la fin de l'année 1966, une Rencontre nationale des scouts fut organisée à Noël à Da Lat (province de Lâm-Đồng). 
            En 1969, une Rencontre nationale des Routiers s'est tenue à Dalat à Noël. 
            En Décembre 1970, le Jamboree national "Giữ-Vững" (Rester ferme), a eu lieu à Suối Tiên (Thủ Đức) marquant les 40 années de ce mouvement. 
            En 1971, l'Association des scouts vietnamiens a participé au13ème Jamboree Scout Mondial tenu à Asagiri Heights, au Japon.
            En 1974, le Jamboree national a eu lieu à Tân-Bình, (Gia Định) près de Saigon, sous le nom de "Tự-Lực" (autosuffisance).
            Le dernier Jamboree national a été organisée dans les zones autour de Saigon en raison de la sécurité : la guerre du Vietnam était en expansion et s'étendait vers Saigon.
            Dans les premiers mois de 1975, de nombreux membres de Scoutisme ont suivi la vague de réfugiés quittant le pays et l'Association a cessé ses activités.

Après 1975


            En avril 1975, le Sud-Việt Nam a été conquis par le Nord, l'Association des Scouts du Việt Nam a finalement été interdite par le gouvernement communiste et son siège au 18 Bùi Chu, Saigon a été "libérée". Certains scouts vietnamiens et leurs chefs, qui ont été évacués avant l'arrivée des communistes, se sont réunis pour organiser des unités dans les camps temporaires des réfugiés afin de poursuivre leur mission. 

Le scoutisme viêtnamien à l'étranger

            Ensuite, de nouvelles unités scoutes ont été organisées dans camps de réfugiés éparpillés dans l'Asie du Sud, (Malaisie, Thaïlande, Singapour, Indonésie, Philippines, et Hong Kong).

            Puis quand tous les camps de réfugiés ont été fermés dans les années 1990, les scouts vietnamiens continuaient leur mission suivant leur niveau de vie et leurs domiciles éparpillés partout dans le monde. Les anciens chefs scouts du Việt-Nam ont pu établir des unités scoutes opérationnelles dans tous pays où ils se sont réfugiés : États-Unis, Canada, Australie, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Hollande, Norvège, Belgique, Italie, avec un nombre croissant de membres.

           En 1976, chef Nguyển Quang Minh a établi un bureau de liaison à l'étranger des Scouts vietnamiens et a publié un mensuel vietnamien "Bulletin d'informations des Scouts vietnamiens" à Portland (Oregon,USA).
 

           En 1980, un Jamboree national du Việt Nam a eu lieu à "Scouter' Mountain" à Portland, pour célébrer la 50è anniversaire du scoutisme vietnamiens.

            En 1983, le Comité international de la Centrale vietnamienne Scoutisme (ICCVS) a été créé. Il est l'organisation faîtière des scouts vietnamiens dans le monde. Le Comité a envoyé une délégation au Congrès 1998 pour la région Asie-Pacifique qui a réuni 150 pays.

            En 2000, une célébration du 70è anniversaire du scoutisme vietnamienne a eu lieu à San Jose, en Californie.

            Depuis sa naissance, le Comité international de la Centrale vietnamienne Scoutisme a organisé et géré huit "jamborees" nationaux vietnamiens nommées "Thẳng-Tiến" (En avant), en France (1985, 1993), au Canada (1988), aux Etats-Unis (1990, 1998, 2002, 2006) et en Australie (1996), ainsi que de nombreux autres camps et rencontres plus petits.

            Les médias ont été multipliés, comme les bulletins et les journaux : "Liên lạc" (Contact), "Giúp ích" (Entraide), "Bước đường đầu" (Première étape), "Khai phá" (Découverte), "Phụng sự" (Servir), "Thẳng tiến" (En avant), "Sắp sẳn" (Toujours prêt), "Vừng hồng" (Aurore), "Nội san Trưởng" (Journal interne des Chefs), "Tùng Nguyên", "Bạch Mã"… De même sur l'Internet : les Fédérations : "Thăng-Long", "Bạch-Đằng", "Potomac", "Chi-Lăng", "La formation scoute" au Canada ...  

Au Viêt-Nam

            À la fin de 1991, Vũ Xuân Hồng, secrétaire du Mouvement de la Jeunesse communiste (Les Pionniers), a pis contact avec le Bureau régional Asie-Pacifique de l'OMMS. Le Secrétariat général à Genève n'a pas accédé à sa demande, arguant que l'organisation ne pouvait pas reconnaître un mouvement qui n'a pas adhéré aux principes du scoutisme mondial et dépendant politiquement du parti gouvernemental.

            Un des pionniers du mouvement de scoutisme vietnamien, Hoàng Đạoo Th1y (1900-1994), ancien Commissaire national du scoutisme au Tonkin, devenu vieux membre du parti communiste, a tenté de rétablir l'ancienne association du scoutisme viêtnamien.

            A 93 ans, neuf mois avant sa mort, avec quelques anciens chefs, le vieux routier a organisé le 31 mai 1993 à Hanoi une "Traditionnelle Journée de rencontre du Scoutisme vietnamien". Ce fut le premier rassemblement scout depuis 1954 dans le nord du Vietnam, mais le succès mitigé ne correspondit pas à ses vœux.

            Fait remarquable, en 2007, le doyen des chefs routiers Cung Giũ Nguyên (1909-2008) dirigea encore à 98 ans ses groupes Alpha et Bêta à Nha-Trang (Việt-Nam Centre).

            Aujourd'hui, bien que le gouvernement vietnamien n'ait pas encore donné une reconnaissance officielle, beaucoup d'unités de scoutes se sont multipliées dans le pays, surtout dans le sud du Vietnam.

            Dans Hô Chi Minh-ville dotée d'un Conseil scout, il existe environ 50 groupes scouts, y compris les nouveaux. Les unités scoutes mènent leurs activités dans les parcs urbains, comme Tao Đàn, Lê Thị Riêng, Hoàng Văn Thụ.
 

            Il y a un district scout à Cần Thơ ayant son site internet, un district scout de Xuân Lộc (Đồng Nai), deux districts scouts en ville de Da Nang (Bắc Đẳu et An Hải), et de nombreux groupes scouts à travers le sud du Vietnam : Bà Rịa, Vũng Tàu, ville de Đồng Nai, sur les Hauts-Plateaux : Dalat, Gia Lai, Kon Tum, Dak Lak, et au centre Nha Trang, Huế.

            Les "Vietnamien Girl Scout Association" (Hội Nử Hứơng Đạao Việt Nam) étaient un ancien membre de l'Association mondiale des Guides et Eclaireuses (1973).

            En dehors du Vietnam depuis 1975, les "Vietnamiens Girl Scout Association" et le Scout Association vietnamienne ont fusionné en un seul groupe sous la direction du Comité international du Central vietnamien scoutisme.

Sources : extraits des sites Wikipedia et autres sites similaires.

          Trần Văn Khắc était un enseignant et le chef du groupe des sportifs à Hanoi en fin d'année 1920.
           En 1930 il fonda la Troupe Lê Loi, la première unité scoute du Viêt Nam.
           Il fut considéré comme le fondateur du Mouvement scout vietnamien (Les premières unités étaient créées par les Français depuis 1927, affiliées à la fédération "Scouts de France").
            En 1932, Trần Văn Khắc vint au sud Việt Nam et de concert avec Lương Thái, Hùynh Văn Diệp et Trần Côn, créa l'Association Cochinchinoise du Scoutisme.
            En 1934, une délégation de l'Association cochinchinoise du scoutisme, conduite par Chef Trần Văn Khắc, arriva à Phnom Penh sur invitation du Roi pour assister à un Camp scout cambodgien à l'occasion de la Fête des promesses du Prince Monireth.

            En récompense de sa grande contribution au développement du scoutisme en Cochinchine (Việt-Nam Sud), il a été décoré de la médaille "Kim Long" (Dragon d'or), la plus haute distinction du mouvement scout vietnamien, à l'occasion du jamboree national "Giữ Vững" à Suối Tiên (Thủ Đức) en 1970.

            Après les événements d'avril 1975, il a été un boat-people réfugié à Ottawa (Canada).

            Lors de la réunion des Chefs Scouts du Viet Nam à Costa Mesa, California, le 2 et 3 Juillet 1983, Trần Văn Khắc a été élu Président du premier Conseil Central du Scoutisme vietnamien à l'étranger.

            Jusqu'à sa mort en 1990 à Ottawa, Canada, il a consacré une grande partie de sa vie au Mouvement scout vietnamien.

           Le mouvement scout vietnamien qui débutait dans les années 1927 -1930 au Tonkin (nord Viêt Nam) dépendait directement de celui du "Scout de France".

           Alors qu’il était instituteur dans la province de Cao Bằng en 1925, Hoàng Đạo Thúy, lut un livre sur les "Éclaireurs de France" et mit en pratique la méthode des sorties d’élèves dans la nature, pendant les jours de congés scolaires.

           Rentré à Hanoï et confronté à la répression des activités politiques des années 1930-1931, Hoàng Đạo Thúy pensa que les patriotes devaient consacrer leurs efforts à l’éducation de la jeunesse. À la fin de l’année 1929, il publia une traduction résumée d’un numéro spécial de la revue française "Temps nouveaux" consacré à la méthode du scoutisme.

           En 1931, il créa la première Meute des louveteaux appelée "Lê-Lợi" (héros national du XVe siècle et fondateur de la dynastie des Lê) en même temps que son camarade, le médecin Trần Duy Hưng dirigea le premier Troupe des scouts "Hùng Vương" (nom du premier roi mythique du Việt-Nam).

           En 1933, Hoàng Đạo Thúy dirigea le premier Groupe de "Routiers" Lam-sơn (nom du lieu de départ de la révolte du paysan devenu roi Lê Lợi, fondateur de la dynastie des Lê).

           Dans un texte biographique, Hoàng Đạo Thúy a écrit :

           « Notre première satisfaction fut la cérémonie de prestation de serment de "Fidélité à la patrie". Cette seule devise fit naître des soupçons chez l'administration française. Pour consolider notre existence, nous demandâmes notre affiliation à la Confédération des EDF ("Eclaireurs de France") afin de rendre plus difficiles les attaques des administrateurs. Le commissaire général des EDF vint en inspection en Indochine. Mais avant son arrivée, il écrivit au journal de Saigon, "L’impartial", pour déclarer qu’il venait vérifier si nous faisions du scoutisme ou du nationalisme… Nous le reçûmes simplement mais dans nos conversations nous fîmes attention à parler surtout de pédagogie et de morale scoutes. Une fois le chef éclaireur rentré en France, nous reçûmes la reconnaissance écrite de notre affiliation … »

          En 1936, quand la Ligue des scouts indochinois fut née, Hoàng Đạo Thúy devient le premier Commissaire des Scouts du Tonkin.

           En 1943, Hoàng Đạo Thúy, enseignant devenu écrivain, orienta clandestinement son mouvement vers celui de la libération du pays dirigé par Hô Chi Minh.

           En 1945, au mois de juin, sous l'occupation japonaise, il refusa le poste de Ministre de la Jeunesse dans le gouvernement Trần Trọng Kim.

           En août 1945, Hoàng Đạo Thúy participa à la convention nationale de Tân Trào, présidé par Hô Chi Minh, qui sortit pour la première fois de l’anonymat et de la clandestinité en créant un Comité de libération nationale (le Việt Minh).

           Le soir du 2 Septembre 1945, Võ Nguyên Giáp, ministre de l'Intérieur et général commandant des forces armées lui a confié la tâche d'établir un système d'information et de liaison des forces militaires dans le pays.

           Le 9 septembre 1945, la direction de l'Information et de Liaison des forces armés dépendant directement de l'état-major général a été établie, il est nommé Chef de Service et Conseiller militaire.

           Lors de la première élection générale de l'Assemblée nationale le 6 Janvier 1946, il a été élu député national de province de Thai Binh.


           Suite à la réorganisation du Ministère de la Défense (ordonnance gouvernementale  n° 34, signée le 25 Mars 1946), il a été nommé Directeur du Bureau politique jusqu'en 24 avril 1946 où il est chargé de créer la première Ecole nationale des officiers du Viêệ-Nam (Ecole Trần Quốc Tuấn, nom d'un guerrier célèbre pour avoir vaincu l'armée chinoise, les Mongols, en 1285 et 1287). Il en devint le Directeur le 25 mai 1946, date de son ouverture. 

           Le 1er mai 1947, il a été admis au Parti communiste indochinois au comité provincial du Parti de Bắc Cạn.

           Le 9 octobre au 1947, l'Ecole nationale des officiers "Trần Quốc Tuấn" fut transformée en régiment E79, il est devenu le commandant du régiment. Ce régiment avait obtenu deux victoires : à "Đầm Hồng" et "Yên Thịnh", et cassé le plan des Français dans l'exécution de la campagne Léa à Bản Thi.

           En 1948, il fut nommé Directeur des Transports, puis Directeur de la Formation de l'armée à l'état-major général.


           Le 31 juillet 1949, le Département de coordination militaire basé sur le Bureau de l'information et de liaison a été fondé, il fut nommé le premier directeur. Hoàng Đạo Thúy a pris part à la direction de coordination dans plusieurs campagnes importantes, dont la campagne des frontières, la campagne de Điện Biên Phủ.

           Après 1954, il a continué à garder la même fonction.

           En 1958, il fut promu colonel.

           En 1962, il changea de mission pour travailler au sein du Comité central des Nationalités où il fut devenu le Directeur de l'Ecole du même nom, jusqu'à sa retraite en 1966.

           A 65 ans, il revint vivre dans la maison de ses ancêtres au village Đại Yên, district de Ba Đình, Hanoi.

           Au cours des 30 dernières années, il avait laissé de nombreux ouvrages dans différents domaines : éducation, social, politique, militaire, histoire (notamment ses recherches historiques, culturelles, de l'ancienne capitale de la dynastie des Lê (Hanoi). Il devint l'un des premiers historiens du Việt Nam.

            A 93 ans (neuf mois avant sa mort), avec quelques anciens chefs, le doyen des routiers avait organisé le 31 mai 1993 à Hanoi une "Traditionnelle Journée de rencontre du Scoutisme vietnamien". Ce fut le premier rassemblement scout depuis 1954 dans le nord du Vietnam, mais le succès mitigé ne correspondit pas à ses vœux.

           Il est décédé le 14 Février en 1994 à Hanoi.

           Tạ Quang Bửu, né le 23 juillet 1910 à Nghệ An, une province située au Nord du centre Viêt-Nam.

            En 1929, étudiant au lycée du protectorat (Trường Bưởi - Hà Nội), il a été lauréat à l'examen du baccalauréat indigène (programme chargé et examens difficiles). Ensuite, il allait concourir avec les lycéens français du lycée Albert Sarraut pour le baccalauréat métropolitain en devenant lauréat du baccalauréat en mathématiques et obtenant en même temps le baccalauréat en philosophie avec la mention "Très bien".

           Grâce à ces résultats exceptionnels, il a pu obtenir une bourse d'études du Gouvernement du protectorat pour la France ("Société des Bourses d'études pour l'étranger" présidée par le ministre Nguyển Hữu Bài)

            A Paris, en 1929, il commençait à étudier les mathématiques et les sciences au Lycée Louis le Grand et fréquenter la Sorbonne où il aimait assister plutôt aux séminaires que les cours habituels.

            En 1930, il réussit l'examen à l'Ecole Centrale qu'il dut abandonner après une année d'études, victime d'un accident de circulation. Un cycliste ivre lui tomba dessus en évitant une voiture venue en sens inverse. Suite à une opération au cerveau, il alla en convalescence à Bordeaux où il continua ses études de mathématiques.

            Profitant d'un échange d'étudiants entre les deux universités, il se porta candidat. Reçu à l'examen d'entrée à Oxford, il quitta la France pour aller en Angleterre étudier la langue anglaise et la physique atomique. Il y restait jusqu'en 1934, l'année de son retour au Việt-Nam.

            Malgré le parcours irrégulier de ses études, il fut véritablement un savant, érudit, "touche à tout" et pragmatique, aimant pratiquer son savoir. Il excella dans presque tous les domaines : mathématiques, sciences naturelles, littérature, philosophie, psychologie … Il avait le don des langues : française, anglaise, allemande, chinoise et même le vieux latin, l'ancien grec … Plus tard, il apprit le russe en trois mois. En dépit ou à cause de sa petite taille de 1 m 57, il voulut aussi briller dans le domaine des sports en tant que grand amateur de course à pied, de saut en hauteur, de natation ("le crown"), de boxe, de tennis, de jeu de pingpong …

            En 1934, au retour à son pays après 5 années d'études, il n'a pas choisi comme d'habitude de devenir fonctionnaire dans l'administration française ou dans le gouvernement du protectorat. Il préférait être un enseignant de mathématiques et de langue anglaise dans les écoles secondaires privées, d'abord à l'Intitut Phú Xuân, ensuite à l'Institut de la Providence (Thiên Hựu Học Đường) à Huê. En plus de l'anglais et des mathématiques, il a également enseigné les sciences naturelles à la demande de l'école.


            En 1937, Tạ Quang Bửu avec l'encouragement de Vỏ Thanh Minh, adhéra à la troupe scoute du chef Tráng-Cử, un enseignant, neveu de Cừơng Để (prince aîné de Gia Long).

            Ensuite, il fonda le groupe des Routiers "Bạch-Đằng" (nom d'une grande bataille victorieuse contre les Mongols en 1287 sur le fleuve Bạch-Đằng).

            En 1939, il revint en Angleterre comme délégué de son pays à une "Jamboree", rallye international des chefs routiers scouts du monde (rassemblé par Baden Powell, fondateur du mouvement scout). Il profita de son séjour pour entrer à "Gilwell Park" (Centre de formation mondiale des chefs scouts près de Londres) d'où il sortit avec un certificat lui permettant de devenir "Instructeur-chef" de la Ligue des scouts de l'Indochine, puis Commissaire nationnal du mouvement scout de l'Annam.

            Pendant l'exercice de cette fonction, il s'est lié d'amitié avec le Commissaire français de Scoutisme français qui lui était accolé. Du nom Niedrist, ce dernier était le Directeur de l'usine d'électricité de la Société Eaux et Electricité SIPEA. Un jour que Tạ Quang Bửu lui rendit visite, ce dernier lui a parlé de son intention d'inviter un ingénieur électricien pour réparer la panne du générateur d'électricité. L'enseignant lui offrit son service. La machine démarra, Niedrist lui demanda d'être son directeur-adjoint.

            Ainsi de 1942 à 1945, il devint employé de la SIPEA, avec des responsabilités pour la recherche.

            Il a conçu de nouvelles pièces indispensables pour les centrales électriques, renouvelé l'alimentation en mazout de l'usine de Quy Nhơn. Il a refusé la médaille de la Légion d'honneur décerné pour l'établissement de la ligne de haute tension alimentant l'usine de chaux de Long Thọ au Sud de Huê.

            En outre, avec sa soif des études, il continuait à étudier et à perfectionner ses connaissances en sciences, notamment en physique quantique.

            Après la déclaration de l'indépendance du VN, dès les premiers jours de septembre 1945, il a assumé la fonction de secrétaire diplomate (Tham vụ) au Ministère des affaires étrangères. Grâce à sa parfaite connaissance de la langue anglaise, il collaborait avec le nouveau Président Hô-Chi Minh pour la rédaction des notes envoyées à Truman, Attlee ..., et à rédiger toute la correspondance avec les diplomates britanniques, américains ...

            Il a été nommé Ministre adjoint de la défense en janvier 1946.

            Le 17 avril 1946, il fit partie de la délégation du gouvernement de la République démocratique du Vietnam à la "Réunion préparatoire de Dalat", puis le 6 juillet de la même année Conseiller militaire à la "Conférence de Fontainebleau" (France) visant à trouver une solution au conflit et à l'indépendance du Viêt Nam. La négociation, avec des désaccords inconciliables, s'est terminée brusquement sur un échec le 12 septembre 1946. Entre temps, le délégué a profité de l'occasion
pour aller à Zurich afin d'assister à la célébration du 200è anniversaire de la Société sciences naturelles en Suisse en juillet de la même année.

            En août 1947, il fut nommé Ministre de la défense, un mois après avoir été admis comme membre du Parti communiste indochinois en juillet.

          En août 1948, il a été membre suprême du Conseil de la défense puis Chef du comité militaire centrale. Malgré ses différentes occupations dans les postes importants, il consacre encore du temps à l'enseignement universitaire. Même à l'époque de la Révolution, il n'a pas hésité à venir enseigner la physique à l'Université de Hanoi. 

            En 1948, après une année de fonction, il demanda au Président Hô Chi Minh de laisser la place au général Vỏ Nguyên Giáp, pour rester ministre-adjoint comme avant.

            Il fut élu député de l'Assemblée Nationale de la première session à la sixième session (1946 - 1981).

            Dépassant la quarantaine, il a épousé Hoàng Kim Oanh, la fille de son frère scout Hoàng Đạo Thúy, commissaire général du scoutisme du Việt Nam (Photo ci-contre avec sa famille dans le maquis du Nord en 1951).
            En 1954, il fit partie la délégation du gouvernement de la République démocratique du Viêt Nam à la Conférence de Genève sur le Viêt-Nam, en qualité de Vice-ministre de la Défense. Avec le Représentant du Commandement Général de l'Armée populaire du Vietnam, ils ont signé des documents sur l'accord de la suspension des hostilités au Vietnam et au Laos, connu sous le nom de l'Accord de Genève sur le Vietnam (ratifié le 21 juillet 1954 à Genève entre la République française et la République démocratique du Viêt Nam).
            En 1956, Hanoi), il a été nommé recteur de l' Université de Technologie ("Đại Học Bách Khoa") de Hanoi (1956 - 1961), vice-président et Secrétaire général du Comité d'Etat des Sciences. 
            En 1965, il devint Ministre du groupe d'Enseignement Professionnel secondaire et universitaire des Sciences et Technologies (Bộ Đại học và Trung học chuyên nghiệp) jusqu'en 1976. En 1966, il a fondé le "Vietnam Physical Society".

            Dans sa nouvelle fonction, le ministre Tạ Quang Bửu avait cherché surtout à perfectionner les programmes pédagogiques de base en les rendant plus simples, plus modernes, plus adaptés aux meilleures conditions du pays.

            Sous sa direction, le système des responsables des départements de formation a été créé afin d'améliorer les programmes. Le personnel ayant des qualifications élevées et une expérience d'enseignement sont également invités à collaborer dans le perfectionnement et la création des programmes d'études. 


            Dès premières années de l'année 1970, il a organisé une série de séminaires sur les méthodes d'enseignement du niveau universitaire. 

            Son autre objectif a été d'ouvrir les critères d'expansion de nombreux écoles de formation professionnelle en étroite collaboration avec la politique du choix annuel de plusieurs centaines d'étudiants et d'éléments excellents du personnel enseigant pour les envoyer se former dans les pays étrangers, notamment dans les pays socialistes.

            Depuis 1965, il a contribué à former plusieurs générations de mathématiciens de talent dans le pays. Il a encouragé fortement que les étudiants doués à participer à l'Olympiade internationale de mathématiques depuis l'été 1974, lorsque le pays n'était pas encore unifié.

          Travailleur acharné, rendant service sans compter, il donnait sans ménagement des conseils aux professeurs et aussi de l'aide aux étudiants.

            Au mois de juillet 1986, pour préparer la 6è Grande réunion du Parti, le maire de Hanoi a lancé une invitation aux personnalités scientifiques pour demander leur avis sur la politique des sciences et techniques dans la capitale. La réunion continuait sans interruption. Tạ Quang Bửu, malgré ses 76 ans, travaillait avec achenement. Le 4è jour, soudainement fatigué, il sortit se reposer dans sa voiture. Le chauffeur l'amena chez lui dans un état comateux. Emmené à la clinique Việt-Xô (Viêt Nam-Union Soviétique), les médecins avaient diagnostiqué un accident cérébro-vasculaire. Comme sa santé était déjà déficiente, il est décédé le 21 août1986.

              Cung Giũ Nguyên est né le 28 avril 1919 d'un père d'origine chinoise, Cung Quang Bào, mandarin de l'enseignement avec la fonction de "Đốc-Học" (Inspecteur académique). Son bisaïeul était un émigré du Fou Kien, un de ceux qui fondèrent à Huế la colonie Minh Hương, peu à peu absorbée dans la société vietnamienne. Sa mère, Nguyễn Phước thị Bút, était la fille aînée du duc Hồng Ngọc, petite fille du Prince Anh Thành, régent de la cour d'Annam et fils cadet de l'Empereur Minh Mang.

            Après avoir étudié à Thanh Hóa, où il suivit son père, il continua en 1922 ses études secondaires au collège Quôc Học à Huê qu'il quitta en 1927.

            Etant l'aîné d'une famille nombreuse, il dut chercher à gagner tôt sa vie. Amateur de peinture, il renonça à son rêve de fréquenter l'Ecole supérieure des Arts (Trường Cao đẳng Mỹ Thuật) à Hanoi. Il débuta comme instituteur stagiaire à Nha Trang en 1928.

            En 1930, quelques semaines avant l'insurrection de Yên Báy, il est licencié de l'enseignement sans motif valable. On retrouve un écho de cet épisode dans un poème "Việt-Nam" ou "Le Mot" paru en Juillet 1948 dans la revue "France-Asie" :  


            Moururent treize personnes dans une petite ville
            Seulement pour que sonne haut un doux mot
            Elles tombèrent sur l'échafaud de fortune ...
            . . . . . . . . . . . .         (      Cf.- Annexe : Texte complet)

             L'insurrection de Yên Báy était un soulèvement général organisé par le" Việt Nam Quốc Dân Đảng (VNQDĐ) le Parti Nationaliste vietnamien), qui se déroula le 10 février 1930.

            Le 17 juin 1930, treize hommes furent guillotinés. Nguyên Thái Học, dirigeant du VNQDĐ, fut le dernier à être exécuté. Juste avant son exécution, le condamné, comme ses partisans avant lui, criait plusieurs fois le mot "Việt-Nam" !
(Le gouvernement français de cette époque, évitant d'utiliser le mot "Viêt-Nam", divisa le pays en 3 régions : Tonkin, Annam et Cochinchine.Leurs habitants devinrent des Tonkinois, des Annamites et des Cochinchinois.)

             En 1930, par arrêté N° 1027 du 28-3-1930 du Résident supérieur de l'Annam (Khâm sứ Trung Kỳ) il fut évincé de l'enseignement sans aucun motif mentionné.

            Cung Giũ Nguyên mena alors une vie de bourlingueur, passant de Saigon à Dalat, à Huê pour revenir à Nha Trang. "Pendant les quatre ans qui suivent, raconte-il, j'ai exercé 7 emplois : pigiste, nouvelliste, précepteur dans une famille, comptable chez une firme française de réparation des voitures, secrétaire d'une société de caoutchouc à Xuân Lộc, vendeur de magasin. Une fois j'ai voulu suivre une troupe de "cải lương" (chanson du Sud) mais j'ai été refusé à cause de mon accent du Centre Việt-Nam. Après un premier essai, l'artiste Năm Châu, le plus célèbre de cette époque, m'a conseillé de chercher un autre métier. J'ai essayé aussi celui de retoucheur des photos …"

 Journaliste prolifique

            Après une période d'aventures, il se lança dans une carrière de journaliste et collabora avec Hùynh Thúc Kháng dans la gazette de Huê ("Tiếng Dân") avant de fonder en 1936 avec Raoul Sérène, Directeur de l'Institut océanographique à Nha Trang, "Les Cahiers de la jeunesse", revue où collaboraient vietnamiens et français de bonne volonté.

            En 1939, il quitta Nha Trang pour devenir rédacteur en chef d'un journal de Saigon, "Le Soir d'Asie". C'est dans "Soir d'Asie" qu'il publia ses "Notes marginales", longues chroniques qui, prenant prétexte de l'actualité, développent dans une langue alerte et raffinée, une observation aiguë de la société vietnamienne.

            En 1954, il devint rédacteur en chef de "La Presse d'Extrême-Orient", tout en continuant à s'exprimer dans "La Tribune" et "France Asie" et exercer sa profession d'enseignant.

            Il avait collaboré avec de nombreux journaux vietnamiens et français dans le pays : "Đông Pháp thời báo", "Sài gòn mới" (Sài gòn), "Nam Phong" ( Hà Nội), "Đông Dương mới" (L’Indochine Nouvelle, Sài gòn), "Pháp Việt" (France - An nam ), "Nhật báo Huế" (La Gazette de Huế), "Đại học Huế" (Université de Huế, "La Tribune" (Sài gòn), "Tân văn" (Sài gòn), "France-Asie" (Sài gòn), "Bách Khoa" (Sài gòn), "Tri thức" (Đà Lạt) …

Carrière d'enseignant

            En 1941, Cung Giũ Nguyên recommença à enseigner dans diverses écoles privées : Kim Yến, les collègues secondaires de Nha Trang, Võ Tánh, Lê Quý Đôn ainsi que dans les écoles catholiques St Joseph Bình Tân, La San Francisco.

            Réintégré en 1945 dans les rangs de l'Education nationale, il n'interrompait pas sa carrière de journaliste ni cesser ses activités scoutes.

            Pendant 20 ans, de 1955 à 1975, il était professeur de l'école secondaire semi publique Lê Quí Đôn puis directeur du lycée Võ Tánh à Nha Trang.

            En 1972, il était "officier de l'académie" et membre sociétaire de Association des Ecrivains de langue française (ADELF) à Paris.

            De 1972 à 1975, il était professeur invité à l'Université de Nha Trang (Viện Đại học Cộng đồng Duyên Hải Nha Trang), chargé du département de la langue française, et responsable du "Nội san Duyên Hải" (Bulletin interne de l'Université).

            De 1989 à 1999, il a été professeur invité de langue et littérature françaises à l'Ecole supérieure de Pédagogie ("Trường Cao đẳng Sư Phạm) à Nha Trang.

Ecrivain francophone

            Au début, Cung Giũ Nguyên commença ses écrits en vietnamien. En voici quelques titres connus : "Một người vô dụng" (Un individu inutile) 1930, "Nhân tình thế thái" (Comportement humain) 1931, et "Nợ văn chương" (Dette littéraire) 1934.

            Dès 1933, il adoptait le français comme mode d'expression, sans pour autant abandonner le vietnamien, en pratiquant tous les genres : articles de presse, essais, récits, romans, nouvelles, poèmes.

            De 1928 à 1995 on recense, dans les deux langues, 258 références dans sa bibliographie, sans compter 43 œuvres inédites.

            C'était en 1954, avec un essai, "Volontés d'existence", paru aux Editions France Asie, que l'écrivain commençait à être connu en France et à l'étranger. "Volontés d'existence" qui analyse le comportement moral des vietnamiens et la constitution de l'identité nationale à travers la littérature, a reçu en effet un accueil flatteur de la presse française et internationale. "Le fils de la baleine" fut son premier roman, paru chez Fayard en 1956, un livre que Daniel Rops contribua à faire connaître et qui a reçu un très bon accueil de la critique littéraire de la métropole. ("Le fils de la Balaine" fut réédité au Canada en 1978 et traduit en vietnamien par Nguyễn Thành Thống avec le titre : "Kẻ thừa tự của ông Nam Hải" (Edition "Văn học", Hà Nội 1995).

            En 1961, Cung Giũ Nguyên publia un second roman "Le domaine maudit", également chez Fayard, qui manquait de peu le Prix Rivarol.
            Cette œuvre, dont la figure centrale est une femme, Loan, métaphore du Viêt Nam dresse le portrait d'un pays en guerre, écartelé entre deux idéologies et deux conceptions du devoir.

            En raison de son éloignement des grandes capitales culturelles et du confinement auquel l'ont condamné les guerres et les contraintes politiques, Cung Giũ Nguyên n'a pu publier qu'une faible partie de ses œuvres. C'est, en particulier le cas de celles qu'il a rédigé en français. Sont ainsi inédits, un recueil de nouvelles : Le Génie en fuite (1953), des chroniques et récits : Notes marginales (1953), Journal de Kanthara, Une ville entre deux noms, La robe de papier, L'actualité vieillit vite (1975), Et L'amandier est en fleurs, Journal d'une expérience (1986), des romans : Le serpent et la couronne (1985, Un certain Tsou Chen (1972), La tache de vermillon, vol. 1, Récit de Tsao Chao (1990), un poème, Texte profane (1992). Seuls deux extraits ont été publiés.

            Dès 1954 Cung Giũ Nguyên a exprimé sa philosophie dans "Volontés d’existence" : "L’essentiel n’est pas dans l’ordre social, mais dans la place et la dignité des hommes dans la communauté". Cette phrase pourrait servir d’exergue à son œuvre majeure, "Le Boujoum", paru en français aux Etats Unis en 2003. Face à l’adversité, à la tyrannie ou à la tentation du pouvoir qui saisit Amado, le personnage principal, c’est dans l’acceptation d’une certaine solitude, dans la quête de l’amour et dans le ressourcement de son monde intérieur que l’homme trouve sa raison de vivre et d’espérer. Pour ce faire il convient, comme Cung Giũ Nguyên l’affirmait déjà, en liminaire de "Volontés d’existence", de redonner pureté, forme et jeunesse au langage, c'est-à-dire d’employer "des mots bien pesés, des mots bien pensés, des mots authentiques, des mots responsables … des mots réinventés par les gestes, des mots actes qui forment la substance de la vie et la trame de l’histoire". Et alors les hommes arriveront peut-être à s’aimer. Car quand ils diront justice, ils penseront à la même entité ; quand ils diront liberté, ils sauront ce que cela exige ; quand ils diront fraternité, ils n’iront plus se disputer pour savoir s’ils son frères." Cette conception de l’existence, fortement pénétrée de valeurs confucéennes - ordonner le monde, en respectant la rectitude morale, c’est aussi pour employer les termes de Confucius, "rectifier les noms - est un des fils rouges du "Fils de la baleine" (extrait d'un texte d'Alain Guillemin). 

Activités scoutes

- Commissaire national du Scoutisme vietnamien de l'Annam (Uỷ viên Đạo trưởng Hội Hướng Đạo Trung Kỳ), 1938-1944.
- En 1944, il dirigea le dernier Camp de formation des chefs de Troupes scoutes à Bạch Mã en remplacement de Tạ Quang Bửu absent pour affaires privées.
- En 1957, il a servi comme Chef-adjoint du Camp d'entraînement "International Scout Gilwell" en Angleterre, lieu de formation mondiale des chefs scouts. Il était membre du Comité international de formation des Chefs scouts.
- En 1958, il a été Chef du camp national "Tùng Nguyên" à Dalat où se formaient la plupart des chefs de la génération 1958 à 1975.
- En 2007, âgé de 98 ans, mais toujours attaché au mouvement scout vietnamien, il dirigeait encore les unités des routiers Alpha et Bêta à Nha Trang.

Autres activités sociales

- Président-adjoint de la Société d’Enseignement Mutuel de Cochinchine (Hội Khuyến Học Nam kỳ Sài Gòn) 1940-1942.

- Président de la Conférence de Saint Vincent de Paul (Hội Vinh Sơn) Nha Trang, 1950-1952. - Président de la société "Kiến Hương", Nha Trang, 1950.

- 1950-1954. Député du Conseil national du Gouvernement provisoire. 

 Un éternel autodidacte

            Touche à tout et curieux de nature, Cung Giũ Nguyên aimait la compagnie des livres qui selon lui pouvait accroître les connaissances diverses tout en améliorant le niveau intellectuel et le savoir vivre. "Pendant mes études à "Quốc Học" (Ecole secondaire à Huế), j'avais la chance, raconta-il, de rencontrer des professeurs français (des deux sexes) ayant une culture élevé et un esprit ouvert, qui me conseillaient de lire d'autres auteurs que ceux inscrits dans le programme scolaire. Heureusement l'école avait une grande bibliothèque très riche en livres et je ne manquais pas d'y puiser à loisir. N'ayant pas pu continuer les études universitaires, et n'ayant pas des guides à disposition, j'avais dû me chercher à m'instruire moi-même, avec mes pauvres moyens, en fouillant dans les vieux journaux et les anciens livres, pour récolter les connaissances nouvelles qui me manquaient.

            En 1940, de Saigon je montais à Dalat pour une "retraite" de dix jours au monastère de Saint-Benoît. Comme il y manquait de chambre d'hôte, je dormais sur un lit de fortune dans la bibliothèque au milieu des livres. Je consultais jour et nuit divers ouvrages sur la métaphysique, la théologie, prendre des notes, avec les noms des auteurs, des éditeurs, pour être en mesure de les retrouver ensuite. C'est ainsi que 20 ans après, en 1960, j'ai pu assumer l'enseignement de la philosophie dans une école catholique privée.

            Une autre chance me permettant d'accroître mes connaissances, c'étaient des séjours à l'étranger, en France, en Angleterre, et des voyages dans d'autres pays asiatiques comme l'Inde, la Birmanie, la Thaïlande, les Philippines … J'ai pu accéder aux bibliothèques, visiter le musées, les lieux de culte, me communiquer avec les gens de toutes les classes sociales."

 

Une retraite active

            En 1975, cessant de donner des cours de français à "Đại học Duyên Hải" (Université de Nha Trang), raconta Cung Giũ Nguyên, j'étais chargé de la direction de la bibliothèque universitaire. J'avais eu l'occasion de lire des tas de livres et de journaux utiles pour ma formation et de continuer à écrire. Pendant cette période j'ai pu faire éditer Le JOURNAL DU KAUTHARA (Nhật ký Khánh Hòa).

            En 1979, malgré mes 70 ans, continua-t-il, l'Hôpital de Nha Trang m'avait demandé d'assumer des cours de français au corps médical, et en même temps me charger de la bibliothèque principale, indexer les livres, trier les documentations pour aider les médecins à les retrouver rapidement en cas de besoin. J'ai pu m'instruire à travers les ouvrages que je devrais parcourir pour ce travail, me familiariser avec les journaux comme "Nature" ou "The Lancet" que je n'aurais jamais pu lire en dehors de ce milieu hospitalier. Cependant, ce qui m'était le plus utile dans mes nombreuses activités, ce sont les ouvrages sur les théories et les applications de l'informatique auxquelles j'avais pu me familiariser avant de pouvoir utiliser un ordinateur.

            L'informatique et ses nouvelles techniques d'information avaient changé les conditions de ma vie active, chez une personne aimant travailler avec passion et ne voulant pas mourir encore… La communication sur l'internet m'a ouvert un monde nouveau, plus riche que celui de mon enfance et de mon adolescence. Avec l'e-mail malgré mon âge élevé, je peux encore correspondre avec ma parenté et mes amis lointains, partager mes écrits ou leur envoyer les documents qui leur manquent".

            En effet, imprégné de l'esprit scout, Cung Giũ Nguyên ne refusait pas de servir et d'aider son prochain, malgré ses occupations diverses. L'enseignement, comme l'écriture, comme la vie, est pour lui un jeu et un défi, dit-il.

            Quand on lui demandait le secret de sa longévité, il aimait raconter cette anecdote : "Ma mère m'avait rappelé que je suis né malingre. Les médecins et les devins ont prédit que je ne survivrais pas longtemps. Dans mon sommeil, je sursautais pour un léger bruit. L'un de ces prédicateurs lui a conseillé d'acheter un "marteau provenant de la foudre" un morceau de minéral couleur "bleu-violet" ayant la forme d'un petit marteau, enveloppé d'un papier et caché sous mon oreiller. Le remède fut vraiment efficace, je pouvais alors dormir sans sursauter, même quand il
y avait un orage avec des tonnerres assourdissantes"(citée par Đào Thị Thanh Tuyên).

            Cung Giũ Nguyên n'avait pas parlé de sa volonté de vivre, de ses activités scoutes en plein air. Pour lui, "Le travail est la santé" et selon un dicton de Confucius : "Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie."

            A 97 ans il travaillait presque chaque jour avec passion devant son ordinateur. Il voulait encore terminer quelques manuscrits, revoir et traduire en viêtnamien un de ses ouvrages écrits en français. La tâche est énorme mais il lui reste encore peu de temps
.

            Recevant sa visiteuse (Đào Thị Thanh Tuyên), il lui dit : "Pourrais-je faire autre chose qu'écrire ?". La vie est comme une peau de chagrin, qui rétrécit chaque jour. Un proverbe populaire dit que "le poisson commence à pourrir à partir de la tête". Les humains aussi, quand leur tête manque d'activité ils dépérissent vite. Vivre avec optimisme et savoir rire !" 

            C'était un dur à cuire. A l'âge de 98 ans, un an avant sa mort, il dirigeait encore ses deux groupes de routiers Alpha et Omega.*

            Cung Giũ Nguyên, disparut le 7 Novembre 2008, à quelques mois de son centième anniversaire. 

             * Cung Giũ Nguyên en tenu de Chef routiers scouts à droite, à 98 ans.

ANNEXE

Việt-Nam (Le Mot)

C'est à ce mot qu’il y a dix-huit ans
Moururent treize personnes dans une petite ville.
Seulement pour que sonne haut un doux mot
Elles tombèrent sur l'échafaud de fortune
Dressé devant la force rangée et le triste silence
Des foules sans nom, victimes, complices et bourreaux. 

Le sang chaque année repeint la bannière
Sous laquelle fleurissent l'espérance et la colère
D'enfants écartelés entre une sagesse et la liberté
La chaleur du sang éclate les vaisseaux et les cœurs,
La vue du sang échauffe les cervelles sœurs.
Destins des têtes dures, cruel destin, têtes brisées !

Montagnes blanchies d'os, fleuves rougis, broderies de style
Allongent la tapisserie dont les menus fils
Défient les ravages du temps comme les affronts des hommes.
Dans la nuit de maints siècles brillait ce tracé de feu
Envers et contre toutes malchances et maldonnes.
Les sacrifices sans fin ont de quoi plaire aux dieux.

Au loin, de bien loin, quand tintent ses syllabes chantantes,
Le mot apaise les morts, agite les indignes vivants :
Vingt millions d'êtres assoiffés tendus vers le même ciboire
Ensemble, de leurs vœux, vallons et coteaux se renvoient l'écho,
Sur le visage des lacs, dans les eaux des yeux, se mire le ciel de gloire
Aux mille et une splendeurs qu'annonce et bâtit le mot.


 "Le Mot", France-Asie, juillet 1948.

Source : Wikipedia

            Võ Thanh Minh est né en 1906 au village de Tràng Thành, district de Yên Thành, province de Nghệ An.
            Enfant d'une famille pauvre, fils aîné d'une fratrie de quatre personnes, il commença par apprendre le "chữ Hán", puis les "Tứ Thư "(Quatre Livres) et les "Ngủ Kinh"(Cinq Kinh) de Confucius. A l'école de la localité de Yên Thành, il passa au "quốc ngữ" (langage vietnamien transcrit par Alexandre de Rhodes 1591-1660, officialisé en 1918).

            Après ses études au collège de Vinh où il fit connaissance avec le français, il  s'installait à Huế pour travailler et en même temps parfaire sa formation en autodidacte. Il  devint ensuite enseignant de la littérature vietnamienne et la philosophe occidentale à l'école privée Nguyễn Công Trứ à Vinh, puis à l'école Quốc học à Huế. A côté du français, il parlait aussi l'anglais et le chinois.

            Féru des sports et de la marche à pieds, Võ Thanh Minh apprit aussi la boxe vietnamienne, les arts martiaux chinois, et en cas de besoin donnait des leçons pratiques pour survivre. Il avait participé aux deux courses de bicyclettes "Le tour d'Indochine" en 1937 et en 1943 avec des résultats honorables.

            En 1937, lors d'un feu de camp à Bạch Mã situé à environ 40 km de Huế, les trois chefs scouts Hoàng Đạo Thuý, Tạ Quang Bửu, Võ Thanh Minh se sont réunis et à l'occasion cherchaient un nom de totem pour chacun des participants. Le premier a pris le nom de "Hồ Sứt" (Tigre édenté) le second Chồn (Fennec) et le dernier Dã Mã (Cheval sauvage).

            Désormais, Võ Thanh Minh utilisait comme pseudonyme "Hồng Sơn Dã Mã" (Cheval sauvage du Mont Hồng Lĩnh) pour ses écrits et ses poèmes. Ce nom prédestiné semble collé au destin de ce "routier errant" menant la vie tumultueuse d'un homme ayant beaucoup de talents mais aussi beaucoup de défauts. Ses contemporains étaient divisés dans leur jugement. Ceux qui l'admiraient l'ont considéré comme un personnage de légende. Ceux qui le détestaient l'ont traité de fou des lettres, d'individu extravagant, orgueilleux, anarchiste.

            En 1978, lors de la réunion d'un conseil des gens du district Yên Thành, pour parler des faits historiques de la révolution du mois d'août 1945, certains se sont souvenus du soutien au Việt Minh, avant cette date, de Võ Thanh Minh qui a offert 5 quintaux de riz pendant la période de famine. D'autres se sont rappelés de l'arrestation du même Võ Thanh Minh par le Việt Minh, pendant deux jours, après la prise du pouvoir à Yên Thành. Accusé d'avoir un langage libre, proche de la propagande réactionnaire. Puis les rumeurs de son évasion, la garantie de certains cadres du Việt Minh. Il y a eu aussi sa propre tentative de se présenter sans succès, comme député indépendant, à la 1ère session de l'Assemblée Nationale en 1945.

            Dans la même réunion en 1978, à Yên Thành, un cadre régional du Việt Minh avait prononcé de son vivant, une oraison funèbre, dont voici un extrait :

            "Miệng Tôn Tần tán ngọt, trăm kẻ đều ghê.
            Mắt Tào Tháo liếc ngang trăm thành phải đổ.
            Nhà thanh thiết không cần lao cũng chán, miệng thừa gia đã đến phút bòn xu.
            Chân bạch đinh không sắc phẩm mà ngoan, phường kể thế lại chuyên nghề lèn ó.
            Dở đời, dở đạo, niêu mang gối chạy khắp Bắc Nam.
            Pha ông, pha thằng ngựa xuống xe lên tùng loè làng họ.
            Lắm kẻ tối mắt toan lăm le cắp tráp theo thầy.
            Nhiều đứa to đầu toan hăm hở nô đùa cùng chú.
            Huỵêt Long Đàm, dao tráng sĩ đội lốt Phù tang Hang Thiên tạo,
            Chùa Tỳ Lư mượn màu trăng gió.
            Đường nghìn dặm mô tô bay phần phật,
            Khi kề vế chung xe, bà phán cùng nhuần ơn vũ lộ… "

             (Traduction compliquée, vu les nombreuses références aux nombreuses personnages historiques chinoises de l'époque des "Trois Royaunes" et des "Đông Chu liệt quốc", de 189 à 280 après J.C,).

            Enfin, les conclusions de la conférence sur ​​la personnalité de Võ Thanh Minh furent divergentes. L'examiné avait autant de qualités que de défauts suivant les jugements dissemblables de ses concitoyens. De même, les aléas de son existence n'avaient pas pu être authentifiés. De ce fait  son nom ne méritait pas d'être inscrit dans l'histoire de cette localité de Yên Thành. Seul y est mentionné son don de 5 quintaux de riz au Việt Minh, avant le soulèvement général.

            Plus de 20 ans après, certains documents concernant ce phénomène ont pu être examinés en détails. Les points de vue sur le monde et les gens sont alors plus ouverts qu'auparavant.
            Võ Thanh Minh est considéré avant tout comme un auteur littéraire originaire de Yên Thành, Nghệ An, un homme solitaire qui agit indépendamment selon son propre idéal (aider et servir son prochain) sans tenir compte des circonstances extérieures. Tantôt apparaître, tantôt disparaître, faisant le cirque devant l'Histoire, tout en gardant au fond du cœur un  patriotisme sans faille.

            Pour comprendre la vraie personnalité de Võ Thanh Minh, plusieurs personnes ont dû reconnaître son talent littéraire, son désir d'entraide et son dévouement au scoutisme vietnamien.  Au printemps 1948, il a fait éditer un recueil de poèmes "Le cri des malheureux" (Những tiếng thương tâm). Le nombre des imprimés n'est pas élevé, mais l'écho fut grand dans les régions temporairement occupées.

            La population du district de Yên Thành s'est souvenue de son aide indispensable, notamment dans les années précédant l'avènement du mois d'août 1945. Lors de sa présence dans la localité, quand il a appris que certains soldats français vinrent harceler les habitants des marchés (chợ Dinh et Kẻ Gám), il arriva dare-dare pour protéger les paysans, grâce à sa connaissance du français. Face aux gens démunis, il n'hésita pas à leur donner de l'argent. Pour lui et sa troupe scoute, "aider son prochain" c'était le but principal du mouvement scout. L'aide fut parfois transparente, parfois anonyme. Apporter du riz ou de l'argent, pendant la nuit, devant la porte des pauvres sans que ces derniers puissent connaître la provenance.

            Pourtant, Võ Thanh Minh n'attirait pas la sympathie unanime. Pour cela, il faut saisir le fond de son caractère. Emprégné des principe confucéens, il était d'une parfaite droiture et ses arguments portaient. Mais son franc-parler blessait de nombreux susceptibles. "La franchise, disait Oscar Wilde, c'est marcher sur les pieds des autres en faisant exprès". Comme les humains sont nés coupables et les blessures narcissiques réputées mortelles, Võ Thanh Minh se faisait de nombreux ennemis sans s'en rendre compte. Paradoxalement, il aimait être admiré par ses concitoyens. Sa vie acétique, quasi exemplaire, cachait cependant l'orgueil de celui qui s'est donné une mission sur cette terre.

            Un autre caractéristique de Võ Thanh Minh fut son son indépendance d'esprit. Il ne croyait ni aux dogmes religieux, ni aux systèmes politiques. Pourtant, il était en bons termes avec les prêtres catholiques, les bonzes bouddhiques et même avec certains politiciens connus. L'éthique confucéenne lui suffisait, et le groupe qu'il adhéra pour la vie c'était le Scoutisme mondial de Baden Powell. Il a été Commissaire National du Scout indochinois de 1937 à 1945.

            Il se disait être un patriote, ses écrits et poèmes clamaient la paix, la réunification du pays. Mais dans l'immédiat, pour y arriver, il ne savait pas comment et ne voulait suivre personne. Au fond, il n'aimait ni Marx, ni Lénine, et n'avait pas foi en la souplesse des manœuvres politiciennes et la féroce ténacité de Hô Chi Minh de vaincre les Français et les Américains. Il manquait à Võ Thanh Minh un bon sens politique et une large vision planétaire.

            Fin 1947, Võ Thanh Minh quitta Nghệ An pour Huế. Dans cette ville provisoirement occupée, il ne fit alliance ni avec les Français, ni avec le gouvernement de Bảo Đại. Il élit son domicile à Bến Ngự dans la maison anciennement occupée par Phan Bội Châu (1867-1940), un pionnier du nationalisme vietnamien. Ce fut pendant cette période qu'il écrivit son recueil de poèmes "Le cri des malheureux"(Những tiếng thương tâm).

            En 1948, il partit pour la France, errant dans les pays de l'Europe, pour chercher à gagner sa vie tout en exprimant le concept personnel de son patriotisme.  En France, il fouillait dans les décharges des carcasses de voitures pour chercher des pièces détachées afin de les assembler pour en construire un véhicule hétéroclite qui marchait, sans pouvoir obtenir l'homologation du Service des automobiles. Il se contenta d'une grosse moto pour parcourir le monde en exerçant divers métiers, en menant une vie acétique.

            Vivant en Suisse, Võ Thanh Minh se mit à étudier le système politique du pays dans un couvent à Fribourg. Il souhaitait que son pays, le Viêt Nam, pût devenir un pays neutre en Asie, au Nord comme au Sud, mais cette idée ne fut qu'un vœu pieux.

            En 1954, pendant la réunion de la Conférence de Genève en Suisse, Võ Thanh Minh dressa sa tente au bord du Lac Léman en jouant de la flûte sur le terrain du siège des Nations Unies, où il entama une grève de la faim.

            (Photo prise dans la salle de presse de la Conférence de Genève en 1954 : Au centre   Ngô Diên, un délégué de la conférence, ancien routier scout de Lam-Son, actuel  collaborateur de Ta Quang Buu.  A sa droite, un journaliste du Sud VN. A sa gauche, un ancien Chef scout, LD Tuê, étudiant à l'Uni de Genève. Ngô Diên fut plus tard ambassadeur du Viêt Nam au Cambodge).      

            Vo Thanh Minh s'opposa à cette Conférence, à la perspective de division du pays en deux, en agissant à sa façon, pendant que ses deux autres frères scouts, anciens commissaires nationaux du scoutisme vietnamien comme lui, siégeaient face à face pour la négociation avec la France. L'un Tạ Quang Bửu, adjoint de la délégation du Gouvernement de la République démocratique du Việt Nam, vice-ministre de la défense (Le chef de la délégation fut le vice-premier ministre Phạm Văn Đồng). L'autre, Cung Giữ Nguyên, fit partie de la délégation du gouvernement provisoire de l'ancien empereur Bảo Đại. Ce dernier qui n'acceptait aucune fonction gouvernementale, fut invité à cause de sa renommée dans le pays et en France comme écrivain francophone connu (Le Chef de la délégation fut le Général Henri Delteil représentant le gouvernement Mendès-France).

            Après l'accord de Genève, Võ Thanh Minh continuait de rester en Europe. Une fois, il a essayé d'aller aux Etats-Unis, au nouveau siège de l'O.N.U à New-York, afin de présenter une pétition demandant  la paix au Việt Nam, mais sans aucune accréditation ni papiers valables, il fut expulsé sans ménagement.

            En 1960, Võ Thanh Minh écrivit aux deux gouvernements du Nord et du Sud pour solliciter son retour au pays natal. Les Affaires étrangères des deux nations ont donné leur accord. 
             Arrivé à Huế, il demanda au gouvernement du Sud de pouvoir construire lui-même un radeau au bord de la Rivière de Bến Hải (celle qui fit la limite du 17è parallèle séparant le pays en deux). Il voulait être le facteur distribuant des lettres aux habitants des deux rives en se servant de ce moyen de communication de fortune. "Si un accident survenait au milieu de cette rivière, dit-il, la mort ne lui serait d'aucune importance". Non seulement, cette requête fût refusée par les autorités du Sud, mais elle donna lieu à une suspicion de connivence entre Võ Thanh Minh et le Việt cộng (appellation du Sud de Việt Minh). Considéré comme sympathisant ou espion du Nord, il fut incarcéré 6 fois à Tây Nguyên, à l'Ouest de Quảng Trị. En prison plusieurs fois, il a eu ce poème manifestant son ultime désir de vivre avec les arbres de la forêt.

            "Duyên nợ chi chi với chốn này
            Vừa ra khỏi đó lại vào đây
            Bốn tường vôi chấn trông tròn mắt
            Một tấm còng đeo chịu bó tay
            Tư tưởng ông Lê đâu có biết
            Tài nghề Cụ Xích cũng không hay
            Phen này nếu được tha ra nữa
            Ta quyết lên rừng ở với cây".

            Traduction libre

            Quel lien du destin avec ce lieu inconnu,
            Sitôt sorti, sitôt revenu.
            Quatre murs blancs éblouissant les yeux,
            Entraves ne laissent aucune liberté.
            Ignorant les pensées de Lénine
            De même que le talent de Staline.
            Cette fois, si je pouvais en sortir,
            J'irais dans la forêt vivre avec les arbres.

             Pendant son séjour à Huê, hormis ses séjours en prison, Võ Thanh Minh retournait habiter la maison de Phan Bội Châu, en y faisant le ménage, allumant des bâtons d'encens sur l'autel de culte, et prenant soin de son tombeau.

            Suite à un évènement majeur, son désir de vivre dans la forêt fut exaucé, mais pas comme il le souhaitait.
            Le 1er jour de la Fête du Tết Mậu Thân (31 janvier 1968) l'Armée de Libération du Sud Viêt Nam lança une offensive générale dans cette moité du pays.

            "A Huê, au 3ème jour (le 2 janvier), la bataille fit rage, racontait Võ Thanh Minh dans un camp de prisonniers au milieu d'une région montagneuse. Avec un prêtre catholique et un bonze bouddhiste, nous étions allés à l'Etat-major de l'armée américaine pour solliciter un cessez-le-feu afin de permettre aux habitants d'enterrer leurs morts. Cette action ayant un but humanitaire fut considérée par le Việt cộng comme un acte de reddition aux Américains parce que nous étions venus avec un drapeau blanc. En réalité, nous l'avons porté simplement par mesure de sécurité au milieu des combats. Deux jours après, un homme vint m'inviter à aller à son quartier pour discuter certains sujets avec un personnage important. Mais ce n'était qu'un piège, car au lieu d'une rencontre avec un cadre politique haut placé, ils m'amenaient d'un endroit à l'autre et je deviens enfin un vrai prisonnier ."

            Dans ces camps de détention, Võ Thanh Minh passait ses journées dans l'équipe de tressage des objets en rotin. Parfois il aidait à la cuisine. Sous un air calme et posé, bouillonnait en lui le désir de retourner accomplir sa mission dans la plaine.

            En 1972, il s'échappa un jour de pluie, mais son évasion ne durait que quelques jours. Par malchance, il s'égarait dans la maison d'un sympathisant du parti qui l'avait dénoncé.
            En 1979, il avait fait une autre tentative sans succès. Le cheval sauvage du mont Hông Lĩnh termina sa course probablement à la fin de cette année. 

            Dans la maison du culte des ancêtres de la famille des Võ, à Hoa Thành, il y a devant l'autel deux panneaux verticales où sont inscrits ces deux vers :

            Sơn hà đổi vận, tài tuy kém
            Danh lợi ngoài vòng, chí tự cao.

            Traduction libre :

            Au milieu des montagnes et des fleuves mouvant, gît un talent faible.
            Hors du cercle du pouvoir et des intérêts, survit un idéal élevé.

            Avec ces 16 mots laissés comme testament :

            Thanh cao lập chí
            Đại Tràng Thành Công
            Nhất Gia Hướng Đạo
            Vạn Tuế Đại Đồng…

            Traduction libre :

            Idéal élevé en principe
            Réussite sur scène mondiale
            Scoutisme comme première famille
            "Grande Egalité" pour mille ans*

            Dans le comportement indiscipliné du "Cheval sauvage du mont Hông Lĩnh" coexiste un idéal élevé issu du confucianisme* allié au scoutisme.

            * Cf.: "
La Grande utopie ou la "Grande Egalité"

            Sources : nhadatvinh
http://www.chovinh.com (extraits)

            "Ánh sáng và bóng tối" par Hoàng Liên, Ed. Văn Nghệ 1990, Stanton, California.


             Cette liste n'est pas exhaustive du fait que les unités scoutes ne sont pas concentrées dans un seul pays, mais dispersées. Les statistiques exactes sont difficiles à établir.
            Jusqu'à la fin de 2006, il y a environ 54 ligues à l'étranger avec 4000 membres a estimé Chef  Nguyễn Văn Thuật, président du Comité central des scouts du Việt Nam de 2002 à 2006.
            Au total, à l'intérieur, le nombre s'élève à 6'000 membres. A Hochiminh ville, il y a environ 50 ligues (environ 4'000) plus les unités des diverses provinces du Sud. 
            Il n'existe aucune information sur le scoutisme dans le Nord.

VIET-NAM 

            Le nombre total des scouts au Việt Nam s'élève au moins à 6000 personnes en 2007 (il n'existe pas de données officielles)

Hô Chi Minh Ville

            Un total d'environ 50 syndicats, dont beaucoup sont nouvellement formées.

- Fédération "Thái Dương" créée le 17 mai 06 à 2007, opérant actuellement au Tao Đàn Parc Culturel, groupant la colonie de Phù Đổng (fondée le 11/07/1998), Troupe Lương Thế Vinh (créée le 03/06/2007), Troupe Trần Quốc Toản (fondée le 09/01/2006), Troupe Trương Vỉnh Ký, Tráng Đoàn (Routiers) Trùng Dương (créé le 17/06/2007).

- Fédération "Tạ Quang Bửu" créée le 1er décembre 2002 au Parc Culturel Tao Dan, composée de : Meute "Trần Đại Nghĩa",  Troupe Trần Nhật Duật, Kha Đoàn Hoàng Cầm, Tráng Đoàn (Routiers) Nguyển Sơn.

 - Fédération "Quang Trung" créée le 7 Juillet 2002 au Parc Culturel Tao Đàn, composée de : Meute Diệp Tâm, Troupe Nhị-Hà, Troupe Đống Đa, Troupe Ngọc Hồi, Kha Đoàn Thăng Long, Tráng Đoàn (Routiers) Nguyển Huệ.

District "Bạch-Đằng" :
- Fédération "Âu-Lạc" (les anciens chefs scouts du District "Bắc-Đẩu" avant 1975), vivant actuellement à Saigon ont rassemblé les amis d'origine de Da Nang pour la fonder en 1993, fonctionnant actuellement au Parc culturel Hoàng Văn Thụ.

- Fédérations "Non Nước". Cette Fédération est l'une des premières créée au début à Saigon, développée en Fédération "Non Nước 1" et Fédération "Non Nước 2", avec 2 Meutes, 2 Troupes, 1 Kha Đoàn et 1 Tráng Đoàn (Routiers).
- Fédération Lý Thường Kiệt, opérant actuellement dans l'église paroissiale de "Tân Phước" (Rue Nguyên Thị Nhỏ, située derrière l'hippodrome de Phú Thọ) groupant sous la même appellation "Lý Thường Kiệt" les unités : Meutes, Troupes, Kha Đoàn et Tráng Đoàn (Routiers).
- Fédération Tây-Sơn
- Fédération Hải-Đăng (opérant dans le parc culturel Hoàng Văn Thụ).
- Fédération Vạn-Kiếp
- Fédération Hoa-Lư
- Fédération Nguyễn Trãi

District Biển Đông             
- Fédération Thanh Đa

- Fédération Sông Thao
- Fédération Bác-Ái, fondée en 2003 à l'église Bác-Ái, groupant 1 Meute, 1 Troupe (garçons), 1 Troupe (filles), 1 Tráng Đoàn (Routiers).
- Fédération Bình-Minh

District Tân Định
- Fédération Tân Định

- Fédération Bắc Giang
- Fédération Chí Hoà

District Tân Hiệp
- Fédération Trung Chánh

- Plusieurs Groupes Tráng (Routiers) isolés

District Vàm Cỏ Tây
- Fédération Nhị Trưng

- Fédération Nguyễn Trường Tộ, créée en 2010 (préalablement : Lưu Hữu Phước)
- Fédération Hoàng Đạo Thúy
- Fédération Đất Việt, créée en 2007, en se séparant de la Fédération Đồng Hành, groupant : Meute Bông Lau, Troupe Đinh Bộ Lĩnh, Kha doàn Trường Son, Tráng Đoàn (Routiers) Duy Tân. 

Ville de Da-Nang

District Bắc-Đẩu
- Fédération Nguyễn Huệ

- Fédération Trà Kiệu (changement du nom Bạch Mã, en octobre 2007)
- Fédération Kim Son ( séparée de la Fédération Bạch Mã en octobre 2007)

District An Hải
- Fédération Hải Vân

- Fédération Nguyễn Hoàng 

Ville de Huế - Fédération Huế  
- Fédération Nguyễn Trường Tộ  (Forum LD. Nguyễn Trường Tộ, Huế)   
- Fédération Bạch Đằng

District Phú Xuân
- Fédération de La Vang
- Fédération Quảng Tế 

 Ville de Nha Trang

- Tráng Đoàn (Routiers) Alpha et Bêta dirigés par le Chef des Routiers Cung Giũ Nguyên âgé de 99 ans (décédé le 07-11-2008).

Ville de Cần Thơ

District Cần Thơ
- Tráng Đoàn (Routiers) Minh Đức, Tráng Đoàn (Routiers) Minh Tâm, Tráng Đoàn Nguon That, Tr1ng Đoàn (Routiers) Trùng Dương
- Troupe Đinh Bộ Lĩnh (10/3/2001) opérant au Parc culturel Sông Hâu, derrière le stade sportif de Cần Thơ)
- Troupe Dã Tượng et Troupe Yết Kiêu à Hậu Giang. 

Provinces et autres villes

Bà Rịa-Vũng Tàu

District Vũng Tàu
- Fédération Bà Ria
- Fédération Vũng Tàu
- Fédération Cap Saint Jacques

Lâm Đồng

- Troupe Tùng Nguyên à Dalat (où se trouve le Camp de formation des Chefs scouts créé en 19589.

 Đồng Nai

District Xuân Hòa (Xuân Lộc)
- Fédération Diên Hồng
- Fédération Thăng Long
- Fédération Tao Phùng 

Hauts plateaux

Gia Lai
Kon Tum
Đắc Lắc

 Autres unités en activité dans le delta du Mékong.
 

ETATS UNIS D'AMERIQUE 

Sud


- Fédération Lê Lợi, Atlanta, Georgia
- Fédération Trường Sơn, Orlando, Floride
- Fédération Hoa Lư, Charlotte, Caroline du Nord
- Fédération La Vang, Houston, Texas
- Fédération Pháp Luân, Houston, Texas
- Fédération Lạc Việt, Houston, Texas
- Fédération Biển Đông, Houston, Texas
- Fédération Đất Việt, Houston, Texas
- Fédération Diên Hồng, Dallas, Texas
- Fédération Lạc Long, Dallas, Texas
- Fédération Thái Sơn, Carrollton, Texas
- Fédération Trà Kiệu, Dallas, Texas
- Fédération Minh Đức, Fort Worth, Texas
- Crew 1975, Dallas, Texas
- Meute Chi Lăng, Houston, Texas
- Troupe Đinh Bộ Lĩnh, Atlanta, Georgia  

Ouest


- Fédération Phù Đổng, Portland, Oregon
- Fédération Bạch Đằng, Portland, Oregon
- Fédération Hoa Lư, Portland, Oregon
- Fédération Diên Hồng, San Jose, California
- Fédération Hướng Việt, San Jose, California
- Fédération Ra Khơi, San Jose, California
- Fédération Lê Văn Duyệt, San Jose, California
- Fédération Lạc Hồng, San Jose, California
- Fédération Quang Trung, Sacramento, California
- Fédération Lạc Việt, Sacramento, California
- Fédération Phù Đổng, San Jose, California
- Fédération Lạc Việt, San Jose, California
- Fédération Bách Việt, San Jose, California
- Fédération Hoa Lư, San Jose, California
- Fédération Trường Sơn, Orange County California
- Fédération Hùng Vương, Orange County, California
- Fédération Hướng Việt, Orange County, California
- Fédération Chi Lăng, Orange County, California
- Fédération Văn Lang, Orange County, California
- Troupes (District) 193, Little Saigon, Westminster, California
- Fédération Hoa Lư, Garden Grove, California
- Fédération Thái Sơn, Santa Ana, California
-Troupe Bạch Đằng Giang, Orange County, California
- Fédération Chi Lăng, Santa Ana, California
- Fédération Hoa Lư, San Jose, California     
- Fédération Bách Việt, San Jose, California
- Fédération Chí Linh, Buena Park, California
- Fédération Lam Sơn, Anaheim, California
- Fédération Vạn Kiếp, San Diego, California
- Fédération Bạch Đằng, Phoenix, Arizona 

Nord-Est


- Fédération Bạch Đằng, Boston, Massachusetts
- Fédération Việt Hùng, Seattle, Washington
- Fédération Chi Lang, Washington
- Fédération Hùng Vương, Falls Church, Virginia
- Fédération  Hồng Bàng, Falls Church, Virginia
- Fédération Thăng Long, Alexandria, Virginia
- Fédération Potomac, Silver Spring, Maryland
- Fédération Trai Việt, Chantilly, Virginia
- Fédération Trưng Vương (fém.), Falls Church, Virginia
- Fédération Phú Xuân Falls Church, Virginia
- Fédération Phong Châu (fém.), Falls Church, Virginia
- Fédération Văn Lang (fém.), Annandale, Virginia
- Fédération Nhụy Kiều (fém.) Fairfax, Virginia
- Fédération Bạch Đằng, Falls Church, Virginia
- Fédération Gia Định, Annandale, Virginia 

Centre
 
- Fédération Thăng Long, Minnesota
- Fédération Michigan, East Lansing, Michigan 

AUSTRALIE

- Fédération Bách Việt, Sydney, New South Wales
- Fédération Văn Lang, Sydney, New South Wales
- Fédération Đống Đa, Brisbane, Queensland
- Fédération Yết Kiêu, Melbourne, Victoria
- Groupe Tráng (Routiers) Trần Văn Khắc, Melbourne, Victoria
- Fédération Thăng Long, Melbourne, Victoria
- Fédération Quang Trung, Melbourne, Victoria
- Fédération Lạc Việt, Adelaïde, Australie Sud
- Groupe Tráng (Routiers) Biển Đông, Adélaïde, Australie Sud 

CANADA

           La Fédération des Scouts du Vietnam fondée au printemps 1980 dans la province de Québec, dépendant des "Scouts Canada", développe ses activités dans cinq branches : Scouts, Thanh (1980), Routiers (1981), Louveteaux (1985), Hà Ly (2002).

           Actuellement dans la ville Montréal, la Fédération a quatre unités : Meute Hà Ly Phù Đổng (7-8 ans), Ấu Đoàn Hùng Vương (9-11 ans)  Troupe Quang Trung (11-14 ans), Groupe Thanh Hoàng Liên Sơn (14-17 ans).
- Fédération Chí Linh Calgary, Alberta
- Fédération Bạch Đằng Edmonton, Alberta
- Fédération Thăng Long, Ottawa, Ontario
- Fédération Chi Lăng Toronto, Ontario 

ALLEMAGNE

           La Fédération Hoa Lư Hamburg a été fondée en avril 2006 par Chef Nguyên Thị Hoàng Hải. Sous la direction de six chefs scouts, la fédération a créée une Meute Cờ Lau (5 à 10 ans) une Troupe Đinh Bộ Lĩnh (11 à 16 ans).
- Fédération Hùng Vương, Frankfurt
- Fédération Phan Sào Nam, Berlin
- Fédération Thất Sơn, Düsseldorf
- Fédération Lê Lợi, Stuttgart
- Fédération Trần Quốc Tuấn, Trossingen
- Fédération Quang Trung, München

FRANCE

- Fédération Văn Lang, Antony, Paris
- Fédération Thuận Hóa, Noisiel, Paris
- Fédération Thăng Long, Lyon  



LIENS EXTERNES

 Scoutisme au Vietnam

 - Site internet de Chi Lang créé par un membre Kha de la Fédération  Non Nước 2 à Ho Chi Minh ville (http://www.huongdaovietnam.org)
- Site internet du Mouvement scout de Cần Thơ (
http://www.huongdaocantho.org)   
- Site internet de la Fédération Tạ Quang Bửu à Hô Chi Minh Ville : (
http://www.taquangbuu.netfirms.com/tochuc.htm). 

 Scoutisme du Viêt Nam à l'étranger

- Site officiel du Conseil central scout du Việt Nam (http://iccvs.org)
- Fédération Chi Lăng (http://www.chilang279.com) à Santa Ana, Orange County, California, et à   Houston, U.S.A.
- Fédération Trường Sơn (http://www.truongson.org) au Westminster, Orange County, California, U.S.A
- Fédération Hướng Việt (http://www.ldhuongviet.org) à Irvine , Comté d'Orange, U.S.A
- Fédération Lạc Việt (http://liendoanlacvietmontreal.net) de Montréal, Québec, Canada
- Fédération Việt Nam (http://www.liendoanvietnam.net/) de Montréal, Québec, Canada
- Fédération Hoa Lư (http://www.ldhoalu.de) , branche du Vietnam Scout en Allemagne
- Association du Scoutisme vietnamien (http://hdvietnam.net/sanjose) , Division Santa Clara, U.S.A
- Fédération Bách Việt (http://www.bach-viet-group.org/sanjose) de San Jose California, U.S.A
              
Cette page a été modifiée le 16 août 2011 à 15:33.


Sources : Sites Wikipédia et autres sites similaires. 

 
2.- Les évènements marqués à l'étranger et au Viêt-Nam

Les Jamboree et les Rencontres

- Jamboree célébrant le 50è anniversaire du Scoutisme du Vietnam en 1980, au Scouters' Mountain, Portland, Oregon
- Thẳng Tiến 1 organisé en août 1985 à Jambville (France)
- Thẳng Tiến 2 tenu en août 1988 au Camp d'Everton, près de Guelph, Ontario (Canada)
- Thẳng Tiến 3 organisé en Juillet 1990 à San Jose, California (USA)
- Thẳng Tiến 4 organisée en août 1993 à Le Breuil (France)
- Thẳng Tiến 5 du 28/12/1995 au 01/02/1996 au Centre du Scoutisme Glenfield, Sydney , Australie, avec la présence du Président de l'Organisation mondiale Neil Westaway et du Commissaire national scout australien Wells Williams.
- Thẳng Tiến 6 du 28/06/1998 au 07/01/1998 au parc au bord du lac de Fairfax, Virginia, (U.S.A)
- Jamboree Scouts célébrant le 70è anniversaire du Scoutisme du Việt Nam en Juillet 2000 à San Jose, California (USA).


- Thẳng Tiến 7 du 30/06/2002 au 06/07/2002 à Houston, au Texas (USA)
- Thẳng Tiến 8 : du 08/07/2006 au 14/07/2006 au Rancho Jurupa Park, Riverside, California (U.S.A)
- Thẳng Tiến 9 du 11 Juillet au 17 Juillet 2009 à San Lorenzo Park, King City, California.
- Jamboree Bách Việt, célébrant le 80è anniversaire du Scoutisme vietnamien, du 22/7 au 25/7 2010 au Centre touristique Đại Nam (Bình Dương, Việt Nam)

 Les camps de formation à l'étranger

- Session Tùng Nguyên 2 : du 27/08/1994 au 09/03/1994 en California, faisant suite à celle de Tùng Nguyên 1, avant 1975.
- Session Tùng Nguyên 3 : du 15/08/1996 au 24/08/1996 au Gilwell Park (Royaume Uni) avec 139 participants.
- Session Tùng Nguyên 4 : du 06/02/2001 au 06/09/2001 au Camp Tanah-Keeta, West Palm Beach, en Floride (U.S.A), avec 48 campeurs. - Session Tùng Nguyên 5 : du 04/02/2005 au 04/09/2005 au Camp Emerald Bay, l'île de Catalina, California U.S.A (http://wb2010.hdvietnam.net/index.html)


- Session Tùng Nguyên 6 : du 19/06/2010 au 26/06/2010 à la Goshen Scout Reservation en Virginia, avec 61 campeurs.
- Camp Truyền Thống 1: Novembre 2002 en France
- Camp Truyền Thống 2 : Avril 2003 en Australie
- Camp Truyền Thống 3 : Novembre 2003 en France
- Camp Truyền Thống 4 : Décembre 2003 en California (USA)

 Les camps de formation au Vietnam
Badge de Bois (en anglais : Wood Badge) pour Routiers
- Cours spécial HHR :1985-1998 (un candidat)
 

- Cours HHR Tùng Nguyên I, 1993, Tráng Đoàn (Routiers) "Giữ Vững" - Cours HHR Tùng Nguyên II, 1996 à Suối Tiên
- Cours HHR Tùng Nguyên III, 2001, "Tự lực" (Bạch Mã et Phước Lý)
- Cours HHR Tùng Nguyên I, 2004 (Suối Hồng et Cẩm Mỹ)
- Cours HHR Tùng Nguyên V, 2007 (K'Long Dalat et Bạch Mã)   
Badge de Bois pour Kha Đoàn                                A compléter
Badge de Bois pour Thiếu Đoàn (Troupe scouts)       - id -
Badge de Bois pour Ấu Đoàn (Meute)                           - id -

Les Conférences des Chefs scouts vietnamien

- La Conférence des Chefs de Costa Mesa (U.S.A) le 7 Juillet 1983 a créé le Conseil central du scoutisme au Việt Nam.
- Conférence internationale des Chefs du Scoutisme vietnamien le 7 Juillet 2004 en Floride (U.S.A).
- Conférence internationale des Chef du Scoutisme vietnamien le 7 Juillet 2009 au Jamboree "Thẳng Tiến" IX à San Lorenzo County Park en California (U.S.A)
- Conférence internationale des Chefs du Scoutisme vietnamien le 7 Juillet 2010 au Jamboree célébrant le 80e anniversaire du scoutisme vietnamien au Camp Tamaracouta à Montréal, Canada.
 
Source : Wikipedia "Huong dao Viet Nam"
 
Cette page a été modifiée le 17 mai 2011; 00h37.