Logique de l'interprétation

              En marge du Colloque international sur l'Investigation Psychodynamique brève

                                              ( Lausanne 13 et 14 juin 1998 )

             Le titre de la conférence d’ouverture du Prof. E. Gilliéron, avec ses mots « interprétation » et « logique », avait excité ma curiosité  de la manière d’un aimant attirant de la limaille de fer. 

            Je suis arrivé à l’auditoire de la Policlinique Psychiatrique Universitaire au moment où l’orateur parlait de l’insight, notion-clé pour les psychanalystes et les psychothérapeutes contemporains.

             Cet anglicisme n’a pas d’équivalent en français. D’après le Grand Dictionnaire de la Psychologie édité par Larousse, le terme original est le mot allemand  Einsicht (  en français « compréhension » ) qui est assimilé par les fondateurs de la Gestaltthéorie ( ou  « Théorie de la Forme » ) à l’expression  Ahaphänomen  ( ou  « phénomène de Ah ! » ou « Eurêka ! »). Les Gestaltistes interprètent ce  phénomène comme provenant d’une restructuration soudaine de la façon de considérer la situation présente, conduisant à une nouvelle Gestalt ( une « bonne Forme » ou « un ensemble achevé » ).

            L’école de l’Investigation Psychodynamique Brève conçoit pour sa part l’insight  non pas comme une simple remémoration, un rappel du passé, un lever du refoulé,  ou une neutralisation du transfert, conduisant à une prise de conscience passive, mais comme un processus créatif de mentalisation dans laquelle le sujet perçoit soudain que son comportement actuel n’est que  « répétition du passé », que les émotions vécues actualisées ne valent pas pour le présent, bref, que la réalité du passé ne correspond plus à celle du présent, ce qui signifie que l’on peut envisager autre chose, à savoir, anticiper le futur.

            A ce moment critique, le passé, le présent et le futur entrent en collision, de même que le fantasme et la réalité. Tout se passe comme si le sujet percevait en même temps la réalité vécue et sa non-réalité.
            Le sujet réalise tout à coup qu’il n’a fait  que projeter sur le thérapeute –  vu comme un écran  –  l’image des émotions de son passé qu’il a prise pour une réalité présente.  

            « Ce que je vis actuellement est vrai parce que je le ressens, mais en même temps je sens que c’est faux, parce que cela est dû à un souvenir évoqué et non à la personne qui me fait face ».

            Le phénomène mental ne se substitue pas à la réalité, il est la réalité et en même temps il ne l’est pas. Le monde  de l’insight  est  perçu comme celui du paradoxe, celui où une chose existe tout en n’existant pas !

            D’ailleurs, dans leur stade actuel d’évolution, la plupart des êtres humains, sans s’en rendre compte, ont une attitude paradoxale. Confronté à une crise existentielle, l’individu est souvent ballotté entre deux tendances opposées, partagé entre deux espoirs contradictoires : retrouver l’état antérieur, solution la plus facile, ou trouver enfin la force de changer, résolution  courageuse mais source de peur et d’angoisse.          
           Ainsi, le consultant vient souvent chez le thérapeute non pas avec le désir  conscient de changer  (l’état actuel), mais avec l’intention cachée de ne pas  (le) changer. Il cherche plutôt « quelque chose qui remplace ». L’objet de rechange semble être habituellement le bien-être perdu, mais le substitut pourrait être soit le « manque » lacanien,  soit des alibis ou des boucs émissaires, un ersatz auquel il peut imputer ses échecs, et justifier le maintien d’un statu quo. Cet état stationnaire lui permettrait de se soustraire à un bouleversement douloureux pour son ego et coûteux en énergie, en évitant ainsi de se remettre en question et d’affronter son entourage avec un nouveau mode de relations.

            L’orateur cite le cas de cet étudiant hésitant devant la porte de l’Université, et qui vient à la consultation pour éviter d’y entrer, afin de pouvoir rester avec ses parents, et retrouver ainsi son équilibre antérieur. (De même, un fiancé qui sollicite une entrevue avant le mariage, souhaite en son for intérieur qu’on le dissuade de sauter le pas - bien qu’il aime éperdument sa dulcinée - , par peur  de s’engager dans la vie et dans un monde ressentis comme dangereux et insécurisants).

            Dans ce mouvement progressif de mentalisation qu’est l’insight, le thérapeute aide le patient  à réaménager son système de défense, à renoncer au passé, à  réactualiser le présent et à réinventer un futur, en fondant son travail sur une dynamique relationnelle particulière, une sorte de contre-paradoxe au sens  que lui donnent certains théoriciens de la communication.

            La technique de l’investigation peut se résumer en quatre points :
            1. - Mettre en évidence le contexte relationnel dans lequel sont apparus les symptômes.
            2. - Définir la crise et le changement susceptibles de se produire.
            3. - Montrer le conflit interne auquel ce changement confronte le patient.
            4. - Donner  sens aux symptômes.

             Ainsi, la méthode de l’I.P.B.  vise  à mieux structurer la prise en charge initiale du patient et à mieux préciser les indications psychothérapiques nécessaires à la fixation de la durée d’un traitement psychanalytique. Elle peut être considérée à la fois comme une méthode d’évaluation des motivations du patient et un premier pas thérapeutique.

            Voilà le résumé de ce que j’ai pu saisir sur ce sujet exposé d’une manière claire et précise par le chef de file de l ‘I.P.B. de Lausanne. (Il est évident que «j’interprète » aussi son discours, car je ne comprends que ce qui est à ma portée  ou  qui correspond à ma longueur d’onde... Il se peut ainsi que je déforme sa pensée, dans le bon comme dans le mauvais sens ! Conscient de ce fait, je demande  au professeur  Gilliéron de  bien vouloir m’en excuser !).

 
            De retour chez moi, je sentis ma tête se remplir de questions diverses, et je remerciai intérieurement le conférencier de m’avoir tiré de cette torpeur  dans laquelle ma retraite m’avait peu à peu plongé (depuis 11 ans).
            Suivant mes réflexions, je cherchai à comparer le paradoxe d’exister et de non exister provenant de l’insight avec le dilemme de l’être et du non-être de Shakespeare. Puis  je pensais à ces vers de Saint Jean de la Croix, un mystique espagnol du XVIè siècle : 

            « Je vis sans vivre en moi
            et telle est mon attente
            que  je meurs de ne pas mourir ... ».

            Qui est je et qui est moi ? Y a-t-il deux personnes dans un individu ? Laquelle est l’être et laquelle est le non-être ?
            C’est le je ou c’est le moi qui ai transcendé la situation pour parvenir à l’insight ?
            Que signifie vraiment vivre ?  Et  Peut-on vivre tout en étant  inconscient du fait ? 

            Continuant mes cogitations, je me demandai alors si la notion d’insight correspondait  à celle de l’Eveil  ou Satori du Bouddhisme Zen défini par ces quatre vers :


            « Une transmission orale en dehors des écritures,
            Aucune dépendance à l’égard des mots et des lettres,
            Une voie directe vers l’essence humaine,
            Voir dans sa propre nature et réaliser l’Eveil ».


            « Voir dans sa propre nature » est un acte d’introspection, une introspection directe vers l’essence de l’homme, vers le profond de l’être, une introspection qui ne serait pas analytique et ne recourrait pas à l’intellect.

             Freud a voulu contourner ces difficultés en rêvant d’un mode de communication d’inconscient à inconscient, excluant le transfert et la résistance, mais  ce n’était qu’un vœu pieux, difficile à y parvenir.  Savoir créer une ambiance propice, se mettre en  état de grâce (se décentrer ou sortir de son petit Moi ) n’est pas à la portée de tout psychothérapeute. D’ailleurs, communiquer n’est qu’un moyen.  Pour  pouvoir se mettre à la place de l’autre, il est nécessaire de connaître l’autre, et pour connaître l’autre, il s’avère indispensable de se connaître soi-même. 

            Sans connaissance du Moi, il n’y a pas de possibilité de thérapie, et il n’y a point de progrès pour l’espèce humaine. C’est « l’ignorance du Moi », selon Bouddha, qui  empêche la plus grande  partie de l’humanité de se prémunir contre la souffrance. Grand ou Petit Véhicule, Zen ou Tantrisme, c’est toujours la problématique du Moi et du Non-moi qui occupe le centre des méditations orientales.       

            Les Occidentaux semblent avoir  toujours les mêmes soucis. Les  formules  citées ci-dessus : « Etre ou ne pas être », « Vivre et Ne pas vivre », « Exister et Ne pas exister »  constituent  autant de sujets de tourments et d’angoisses qui compliquent  leur passage sur cette planète.

           Le paradoxe vient de la raison (de l’esprit), tandis que l’ambivalence vient des sentiments (du cœur). Paradoxe et ambivalence persistent tant qu’on ne connaît pas « ce que c’est le  vrai Moi. »
            Lacan, qui  préconisait « le retour à Freud », parlait aussi un langage Zen : « Tout  vient de la méconnaissance du Moi », mais en y ajoutant sa gouaille inimitable : « J’ai averti que la Psychanalyse est un remède contre l’Ignorance. Elle est sans effet contre la Connerie ».

            L’éveil du Zen se manifeste par une irruption soudaine de lucidité, court-circuitant le Moi, ses affects et son intellect, bouleversant de fond en comble l’ancienne évaluation des valeurs, en opérant un changement total de l’attitude de l’individu. Socialement, c’est une réévaluation des rapports de l’individu avec le monde.  Psychologiquement, c’est une reconstruction intégrale des structures de la personnalité du sujet qui a pour objectif l’autonomie, et partant, la liberté.

            Cet état libérateur est sensé être irréversible. L’intellect est toujours présent mais il n’y  règne plus ni dualité ni  paradoxe. Les affects sont intacts, mais sans  être perturbés  par des ambivalences, déformés par des projections et des conditionnements divers. Les souvenirs subsistent mais libérés des fantômes du passé. Le corps physique garde ses désirs avec ses fantasmes mais n’est plus esclave de ses pulsions.

            L’éveil permet d’être dans le monde tout en étant libre du monde.
Alors, pourquoi tant de gens aiment-ils « dormir » ?. Freud a donné la réponse en soulevant cette question dans « Malaise dans la Civilisation », ouvrage publié en 1929 et consacré au problème du Bonheur qu’il considérait comme inatteignable : 

            « Puisque rien dans l’homme ne le pousse à  rechercher la vérité, puisqu’il s’accommode si bien de satisfactions substitutives, puisqu’il sait recourir au rêve, à l’hallucination, au délire, pour trouver tous les plaisirs que la simple réalité lui refuse, puisque du point de vue économique, le recours aux fantasmes et plus généralement à la névrose est une solution toujours plus satisfaisante que la guérison, comment se fait-il qu’il ne s’en contente pas toujours ? ».

            Je me rendis bientôt compte que je m’égarais dans mes cogitations, car l’insight dont avait parlé le conférencier est bien loin de l’éveil (Satori) du Zen. Ce moment privilégié, momentané selon les thérapeutes de la PPU, qui  se révèle soudainement au cours d’une thérapie, s’avère éphémère et devrait être consolidé par une restructuration de sa personnalité,  tandis que l’éveil du Zen, obtenu après une sévère préparation psychologique, s’installe solidement chez « celui qui a réussi à traverser la rivière pour aborder l’autre rive ». Et  encore, après l’avoir franchie, il ne reste pas sur place, mais doit tranquillement continuer  sa route.

            Bref, l’effet  thérapeutique de l’insight et de l’éveil  s’avère différent, bien que la description des deux phénomènes soit identique.  C’est, méthodiquement, une question de « dynamique » et de « stratégie » chez les Maîtres Zen. Le disciple est soumis, avant l’éveil, à une forte pression mentale et psychologique, venant non pas seulement de lui-même, mais aussi  de la part de son Maître.  Ce dernier utilise une méthode de dialogue (les « kô-an ») où jugements, explications et interprétations sont bannis. En utilisant un langage original apparemment illogique, paradoxale, insolite (pour les non initiés), le Maître attaque directement le disciple en passant par dessus les mécanismes de défense du Moi de ce dernier, qui ne peut recourir ni au raisonnement, ni aux justifications, ni à l’accusation de soi ou d’autrui...  Les activités intellectuelles écartées, les états d’âmes  évincés, (plus de résistance ni de transfert  possibles) le disciple est obligé - inconsciemment - de mettre à nu sa personnalité pour une communication authentique avec le Maître. 
            Par sa méthode, le Maître Zen ne montre que le chemin ; le disciple, après voir trouvé la direction, doit être capable de se débrouiller tout seul.

             Cependant, malgré cette mise au point, je pense que les psychothérapeutes de tout bord et de toutes tendances devraient posséder avant tout ce don dinsight pour pouvoir le susciter  chez leurs patients, comme seul un Maître zen, un Eveillé, peut réveiller ses disciples.  Je me promets d’en parler demain à la dernière séance plénière. 

            Le lendemain, le 14 juin, je revins au Congrès pour assister à la dernière séance   qui réunissait tous les participants.

            Les  discussions allaient de la technique de la thérapie à la formation des thérapeutes.
             Pendant  qu’un participant relevait les difficultés qui pourraient survenir dans les relations avec les patients dans le domaine cognitif,  je pensai  alors à une phrase prononcée le jour précédent : « créer une situation paradoxale mais maintenir une relation positive ». Dans ce cas, il faut que le thérapeute, avec son insight,  puisse dépasser lui-même le paradoxe  (et ses ambivalences) pour  pouvoir faire face aux patients qui s’y plongent jusqu’au cou. Je m’adressai alors à l’auditoire :

            « Le thérapeute doit être en mesure de répondre à un nombre de questions  inattendues provenant des gens anxieux, tourmentés, voire désespérés. En voici quelques-uns unes que j’ai récoltées pendant  une trentaine  d’années, chez divers patients du milieu psychiatrique :  


              -  Quel est le but de la vie ?
             
-  L’être humain est-il né bon ou mauvais ?
              -  Est-ce que l’humanité progresse ou régresse ?
              -  Que signifie : il faut mourir pour vivre ?, et encore :
              -  Dieu est-il à l’intérieur ou à l’extérieur de nous ? et 
              -  Où est la place du Diable en nous ? ect, ect.

                J’entendis quelques murmures s’élever de l’auditoire. Un auditeur fit remarquer :  « Mais, c’est de la philosophie ! 

                -  Bien sûr, répondis-je. Pour résoudre les problèmes existentiels, il en faut une bonne dose : Freud, avec sa vaste culture, a passé de la biologie à la métaphysique ! ».
                Puis  me tournant vers le  Professeur Gilliéron (que j’ai connu dans les années 1962 – 63, quand nous travaillions ensemble à la Policlinique Psychiatrique de Lausanne) :
                «
- Pouvez-vous nous expliquer cette formule célèbre de Freud : Là où était le ça, le Moi doit advenir ? ». Nouveaux murmures ...

                 «
 - Il y a environ deux ans, continuai-je, j’ai trouvé par hasard dans une pharmacie un numéro de la revue Optima où un de vos jeunes confrères (le Dr Huguenin) parlait de vous, avec en marge, un article intitulé : « Deviens ce que tu es ». Attiré à la fois par votre nom et ce titre aux accents nietzschéens, j’ai lu attentivement le contenu sans trouver le moindre rapport avec la pensée de Nietzsche ».

                 Devant le silence impressionnant qui s’était fait, je me sentis moi-même bien gêné et je cherchai à en sortir rapidement, car je réalisai après coup que je parlais avec une certaine véhémence : « Enfin, dis-je, j’ai aussi eu de la peine à répondre à ces questions et à saisir le sens de ces formules. Si j’en parle, c’est pour vous montrer qu’il est difficile pour les thérapeutes de dépasser le paradoxe ».

                 La discussion divergea alors vers d’autres sujets puis la dernière séance du Congrès se termina avec le cérémonial de circonstance et  la promesse d’une prochaine rencontre.
                 En sortant de la salle, je m’arrêtai devant le bureau du Prof. Gilliéron pour prendre congé comme les autres participants du Congrès. Il me serra la main en souriant : 

                 « 
- Je vous remercie d’être venu. 
                 -
  Je vous demande de m’excuser de m’être conduit en trouble-fête, répondis-je. 
                
-  Pas du tout !, fit une voix à nos côtés. En me retournant,  je me retrouvai  face au  Professeur Noël Montgrain (Directeur du Département universitaire de Psychiatrie de l’Université de Laval à Québec), qui me  lança : 
                 " -  Vous avez touché à l’essentiel ! ».

                 Une fois au dehors, devant l’immeuble de la Policlinique Psychiatrique Universitaire de Lausanne, j’inspirais à grands poumons, puis j’expirais lentement,  profondément, soulagé par ces quelques derniers mots  provenant d’Outre-Atlantique.

            L.D.T. 
            Le Mont-sur-Lausanne  
            Eté 1998.

            Photo ci-dessus : "Le Thérapeute" de Magritte (1898-1967)

















            Copie de la lettre du Professeur Noël Montgrain Directeur du Département universitaire de Psychiatrie de L'Université de Laval (Québec - Canada).

             Suite : /1.-a-propos-de-la-logique-de-l-interpr-c3-a9tation  (1.- A propos de la logique de l'interprétation).

            Il était une fois un homme qui se tenait debout sur une haute colline.
            Trois voyageurs, passant à distance, le remarquèrent et discutèrent à son sujet. L'un dit :   "Il doit avoir perdu son animal favori. » Un autre dit : « Non, il doit être à la recherche de son ami.» Le troisième dit : « Il est là-haut seulement pour jouir de l'air frais.»  Les trois voyageurs ne pouvaient se mettre d'accord et continuèrent à discuter jusqu'au moment où ils arrivèrent en haut de la colline. L'un demanda : « 0h ! ami, qui vous tenez debout sur cette colline, n'avez-vous pas perdu votre animal favori ?  - Non, Monsieur, je ne l'ai pas perdu.» L'autre demanda : «N'avez-vous pas perdu votre ami ?  - Non, Monsieur, je n'ai pas perdu mon ami non plus.»  Le troisième voyageur demanda : « N'êtes-vous pas ici pour jouir de la fraîcheur ?  - Non, Monsieur.  - Pourquoi donc êtes-vous ici, si vous répondez « non» à toutes nos questions ? » L'homme sur la colline répondit : « Simplement je suis ici. »

            ( Parabole zen, citée par Hubert Benoit dans « La Doctrine suprême. »)

            Un brigand, un artiste, un avare et un sage voyageaient de compagnie. Ils découvrirent une caverne, cachée dans les profondeurs des rochers.
            Le brigand s'écria : « La splendide cachette ! »
            L'artiste s'exclama : « Quelle admirable paroi pour une fresque ! »
            Et l'avare murmura : « Endroit idéal pour cacher un trésor. »
            Le sage se borna à dire : « Quelle belle caverne ! ».

             ( Parabole chinoise )

            A voir aussi :  /les-dialogues-zen (Les Dialogues Zen)