Problème de couple

                  Dans le domaine conjugal, on attribue à l'échec du couple des causes diverses qu'il est intéressant d'analyser une à une pour mieux comprendre ce phénomène social propre à notre époque:

                   Couple et Société :

                   Les approches sociologiques relèvent, comme principal générateur des heurts conjugaux, les difficultés économiques ( manque de logis convenables, de crèches disponibles, de salaires suffisants etc.. ). En second lieu vient le changement des mœurs ( relâchement des liens religieux, des anciennes traditions, etc.. ).

                   Les premiers arguments sont  plus ou moins légers par rapport au contexte global et constituent parfois des alibis cachant d'autres motifs plus ou moins valables.
                   Les seconds s'avèrent relativement plausibles dans un grand nombre de cas. On croit que  l’affaiblissement de la pression sociale rend l'individu plus fragile qu'avant. Or, l'être humain est toujours fragile, et, sous toutes les latitudes, a besoin pour évoluer, de traditions, de religions ou de croyances. Les progrès techniques, la conquête de la Nature et de l'Espace font croire à l'individu qu'il est tout puissant et qu'il peut  se débarrasser rapidement de tout ce qui le gêne. Il est vrai que dans un processus d'évolution, une protection peut devenir une entrave, quand l'individu est assez solide pour se tenir tout seul. Dans le cas contraire, une protection, même mal considérée vaut mieux que son absence, face à l'angoisse de l'existence. Ce qui explique l'engouement actuel de certains pour les gourous, les sectes, les mages, les devins et les diseuses de bonne aventure...

                   Certes, personne ne peut nier, sauf les pessimistes, qu'il y ait un progrès humain avec des  hauts et des bas, mais si lent que la plupart préfèrent brûler les étapes, quitte à payer le prix de leur impatience. Ils confondent l'égocentrisme, cet individualisme mou, dépendant, qui  les incite à se prendre pour le centre du monde, avec cet autre individualisme autonome menant à une socialisation consciente, c'est-à-dire délibérément adoptée, intégrée dans l'être. Leur pseudo-émancipation, masquant une illusion de liberté, les rend certainement plus vulnérables qu'avant, quand ils avaient encore des protections diverses. Le mariage, dans lequel ils cherchent refuge, ne les rend pas moins seuls, ni moins fragiles. 

                   Le féminisme est un troisième facteur perturbant qu'on n'ose pas évoquer clairement. Nul ne peut contester ce fait social découlant de l’émancipation des femmes, sauf  ceux qui ont intérêt à perpétuer une domination séculaire si commode. Mais là-dessus, la gent féminine, forte de sa légitime revendication , se montre trop impatiente et parfois revancharde. Dans un ménage, il est préférable qu’il y ait une personne, n'importe lequel des deux conjoints, pour tenir la barre. Mais si tous les deux, par abus de situation, par chantage affectif, ou par agressivité manifeste, veulent en même temps se la disputer pour conduire la barque, alors c’est le conflit perpétuel et le naufrage ne tarde pas à survenir.

                    Plus nombreuses sont les conjointes, qui  veulent se défaire des liens du mariage que leurs conjoints. Pourtant, mariée ou vivant en concubinage, la femme se trouve le plus souvent en situation fort désavantagée par rapport à son mari ou à son ami, en cas de divorce ou de séparation. Finalement, par réactions réciproques, tous les deux en sortent plus vulnérables qu'avant.

                   Rêve et Réalité :

                   Le couple, en quête d’amour, cherche souvent dans le mariage une sécurité affective avant les motivations sociales, professionnelles, ou autres raisons avouées ou non.

                   1.- Dépendance affective : Voulant se libérer des protections sociales et/ou religieuses, le couple en cette fin de vingtième siècle se montre au contraire plus dépendant qu'il le croit. Les conjoints peuvent s'appuyer l'un sur l'autre si l'un des deux  est relativement solide. Mais si tous les deux sont fragiles, la chute s'avère inévitable. Ou si tous les deux ont "du caractère" ( sous-entendu: "mauvais caractère" )  alors, ce sont les étincelles qui vont jaillir, et le conflit permanent s'installer.

                   2.- Le grand amour : Le rêve d'un grand amour s'estompe devant la réalité quotidienne. Le grand amour a toujours une histoire, l'histoire d'une passion  contrariée ou d'une union impossible qui  laisse des traces traumatisantes. Or un couple vraiment heureux est le plus souvent un couple sans histoire.

                   3.- Le coup de foudre : Considéré parfois comme le grand amour, le coup de foudre n'est en réalité qu'une forme de dépendance mutuelle et momentanée. C'est un feu de paille qui flambe mais dont la durée est bien moindre que les braises d'un mariage de raison ou parfois même d'un mariage arrangé.

                   4.- La recherche de l'âme sœur : Cette illusion romantique habite le cœur de tant d'adolescents de toutes les époques. Mais  lorsqu’elle persiste à l'âge adulte, c'est presque toujours le signe d'une personne peu mature, narcissique, qui court à la recherche de sa propre image, c'est-à-dire d'une identité encore bien floue.

                   5.- Le couple d'homosexuels : L'échec de la recherche d'une âme sœur peut conduire les personnes déçues à concevoir une alliance avec un ou une partenaire du même sexe, c'est-à-dire une personne avec laquelle ils  pourraient s'entendre, se confier facilement, étant de même polarité masculine ou féminine. Les heurts inter-sexes pourraient être plus ou moins atténués, mais les conflits interpersonnels ( inter-egos ) demeurent . A part l'attirance pour le même sexe, il y a entre eux - comme dans le couple mixte -. un choix inconscient qui fait que l'un des deux domine presque toujours l'autre. C'est le même besoin d'appui affectif qui se manifeste dans les deux cas. Et comme ces derniers sont en grand nombre relativement plus narcissiques que les couples mixtes, leurs conflits inter-egos sont exacerbés par les exigences sans bornes et les attentes frustrées de l'un ou de l'autre. La jalousie morbide et la hantise de la vieillesse ne sont que des conséquences de leur comportement immature. Leur désir de se marier à tout prix, comme celui d'adopter coûte que coûte un enfant, constitue pour eux un double besoin de sécurité  ( affective et sociale ) et de reconnaissance de leur statut de couple, qui n'est autre qu'un état de dépendance mutuelle ignoré. Chez eux, la pression sociale agit en sens inverse, et est considérée comme un défi.

                    Intelligence et Affectivité :

                   Le problème du divorce fait des ravages dans toutes les classes sociales et n'épargne ni les fortunés ni les plus intelligents. Et paradoxalement, les partenaires dits intelligents rencontrent relativement plus de difficultés que les conjoints moins doués, et leurs problèmes s’aggravent quand leur épanouissement affectif ne suit pas leur développement
intellectuel. C'est que l'affectivité dont dépend l'amour constitue l'élément essentiel et primordial dans un couple, mixte ou homosexuel. Or une immaturité affective, - selon les degrés d'évolution de chaque partenaire - rend  le mariage aléatoire, voire impossible. Le sociologue français Edgar Morin a déjà écrit sur ce sujet il y a un peu plus d'un quart de siècle dans son livre intitulé "Le vif du sujet" ( Seuil, Paris, 1969 ) :

                   "Dans le couple s'inscrit la quadrature du cercle amoureux: l'amour du couple ce n'est pas la rencontre de deux unités, c'est l'unité formée par l'union de deux dualités insuffisantes.....". Par "dualités insuffisantes", l'auteur sous-entend "deux êtres dont les deux polarités intrinsèques  ( féminité et masculinité, ou "yin" et "yang", selon la terminologie extrême-orientale ) ne sont pas assez harmonisées pour être "mature". Or, qui peut se targuer d'être déjà "mûr", c'est-à-dire autonome, responsable et indépendant affectivement, au début de son mariage?. D'ordinaire, la maturité arrive chez celui qui, vivant dans le monde, sait assumer ses responsabilités conjugales, familiales, professionnelles, sociales, en développant ses échanges interpersonnels et intergroupes.             

                   La société industrielle de ce vingtième siècle, en consommant de plus en plus de matière grise, crée une forme d'éducation dont l'enseignement privilégie avant tout les facultés de l'intellect. Le développement intellectuel se fait donc au détriment du développement affectif.  De plus, la durée des études prolonge encore la période d'adolescence. Le décalage entre la maturité intellectuelle ( à ne pas confondre avec la maturité spirituelle ) et la maturité affective, entraîne moult difficultés, non seulement dans la formation des couples, mais surtout dans l'intégration sociale qui, par réaction, influence la vie familiale, la vie professionnelle, et par extension, la vision du monde, ainsi que le contact avec la nature environnante. Ce n'est pas sans raison qu’outre-Atlantique, les Nord Américains se sont mis récemment à préférer le Q.E. ( quotient émotif, désignant la maîtrise de soi, de son affectivité ) à leur célèbre Q.I. ( quotient intellectuel )  jadis tant prôné.

                   Pièges de la vie à deux  ( Cf. : « L’Hebdo »  No 37 du l2 septembre l996 ) :

                   Ainsi, pour deux  partenaires de faible Q.E., la vie à deux risque de rencontrer d’innombrables pièges. Le thérapeute conjugal Willy Pasini en vient à  souligner dans son ouvrage  « A quoi sert le couple ? » ( Odile Jacob, Paris ) : « Durant ces dernières années, le couple s’est privatisé. Il ne répond plus à aucune exigence sociale, procréatrice ou religieuse. Il ne tient plus qu’à des raisons purement affectives ».

                  Ce constat décrit bien les conséquences de la fragilité conjugale de ses patients sans en aborder vraiment les causes  profondes. Selon le Guide de survie, cité par la rédactrice de l’Hebdo,  le sexologue Willy Pasini  a inventé quinze « remèdes-maison » :

                   1.- L’égoïsme à deux : protégez votre couple de l’interférence de la ( belle- ) famille.
                   2.- La clarté : définissez quels sont les principes religieux, moraux, juridiques ou psychologiques qui régissent votre vie. Inutile d’ajouter la confusion institutionnelle à la - possible - confusion des sentiments.
                   3.- L’humilité : pas d’attente disproportionnée. L’autre n’est pas surhumain.
                   4.- La disponibilité : il faut nourrir la relation, donner plutôt que de toujours demander.
                   5.- Les mathématiques : faites en sorte que 1 + 1 = 3 et non pas  0. La somme de 2 est un pis-aller.
                   6.- L’alternance : dosez savamment la sécurité et la surprise.
                   7.- La fidélité : à condition qu’elle soit un choix, une envie, et non pas une frustration passive.
                   8.- Le dialogue : apprendre à se disputer sans se détruire.
                   9.- La flexibilité : comme le roseau.
                10.- La parité : une « démocratie » à deux est plus facile à vivre qu’un constant rapport de forces.
                   11.- L’intimité : la sexualité n’est pas le seul domaine. A travailler : le spirituel, l’intellectuel, l’affectif et le corporel.
                   12.- La complémentarité : idéalement, le dynamisme, la gaieté, la tranquillité, etc., sont des qualités à se répartir selon une formules de1/3 - 2/3, chaque partenaire en détenant « plutôt plus » ou « plutôt  moins ».
                   13.- L’adversité : le couple peut beaucoup s’unir en cas de coup dur... Ou se disloquer complètement
                   14.- La pierre : construisez. Pas forcément une maison, mais en tout cas des projets... et des souvenirs.
                   15.- L’humour : regardez-vous donc. Avez-vous l’air malin de hurler pour de telles vétilles ?

                   Certes, ces remèdes, cumulables à souhait, s’avèrent parfois utiles pour les couples ayant déjà une certaine maturité relative, se trouvant en bute à des conflits conjugaux mineurs, devant faire face à quelques accidents de parcours, ou s’égarant parfois dans les labyrinthes de l’existence. Mais ils se révèlent totalement inefficaces pour ces couples « privatisés », constitués chacun de deux êtres « égocentriques » qui se prennent, séparément ou ensemble, pour le centre, voulant que leur partenaire ou leur entourage vive et réagisse en fonction d’eux. Ces dépendants affectifs se montrent d’autre part - selon leur degré d’immaturité - envahissants,  possessifs, exigeants, rigides,  avec le principe « tout ou rien » comme devise.
                  Car, il faut se rendre  à l’évidence, c’est l’insuffisance du développement affectif  qui constitue la cause primordiale de l’échec du couple. 

                   Quand la Vie, pour les uns, apparaît  naturellement, comme un jeu qu’ils acceptent de bon gré, sans grande résistance, et qu’elle est, pour certains autres, un terrain miné, semé d’embûches, plein de pièges dans lequel ils appréhendent de s’engager, on est en présence de deux modes de comportement fort éloignés  ( pour ne pas dire deux personnalités dissemblables  ).

                   Il est tout à fait naturel que les gens du XXe siècle passent encore la plupart du temps de leur existence à rêver, à interpréter, à se justifier, à projeter sur autrui leurs propres intentions,  selon leurs complexes et, partant,  à déformer à leur insu diverses valeurs esthétiques, éthiques, spirituelles ou religieuses.  

                   Si les personnes de la première catégorie, par leur épanouissement personnel, arrivent plus ou moins à prendre conscience de ces faits, les  « privatisés » de la seconde catégorie, par leur immaturité affective, ne parviennent pas toujours à s’en rendre compte, et les utilisent constamment comme « mécanismes de défense ». Ce sont souvent ces « clients » réfractaires, qui n’aiment ni « changer »,  ni « grandir »,  ni « être guéris » ; ils trouvent même un « bénéfice » dans cet état permanent de frustration qui leur permet d’« exister »...

                   Aide indispensable :

                   Dans ce contexte, une véritable psychothérapie de couple ne consiste donc pas en un replâtrage de fortune momentané, ni en une flatterie de longue durée entretenant deux ego complaisants dans leur infortune, mais à recourir à une méthode à la fois psychologique et pédagogique.  Elle consiste, par un travail patient de « déconditionnement » des éléments de leur structure ancienne, à amener les deux partenaires, individuellement, puis ensemble, à accéder à une certaine maturité affective, à un degré de socialisation acceptable pour pouvoir vivre l’un à côté de l’autre. Un mariage qui se déroule sans heurts  n’est pas sain : il peut cacher sous un dehors serein des remous tumultueux. A tolérer toutefois quelques conflits épisodiques ( effets cathartiques ) facilement  résolus par une prise en main rapide de la  situation, plus ou moins dominée ou acceptée par concessions mutuelles. L’époux ou l’épouse ne doit pas être considéré comme une âme sœur, dans une aspiration à un grand amour, mais naturellement comme un compagnon et une compagne de cette vie, qu’il s’agit d’assumer ensemble pour le meilleur comme pour le pire .

                   Dans l’optique extrême-orientale de la psychologie et de la philosophie, la femme et  l’homme sont symbolisés par le Yang et le Yin, deux éléments opposés mais complémentaires. Cette idée de complémentarité doit être acceptée d’emblée dès le début de la recherche d’un ou d’une conjointe. Or, actuellement, en Occident, avant le mariage, sourd déjà le conflit des sexes, hante le souci du partage des tâches, et règne la méfiance des partenaires. Parfois, c’est devant le notaire qu’on règle d’abord le problème financier ( communauté ou séparation des biens ? ). Le mariage est ressenti comme une peur de soi, de la Vie. Pour deux êtres qui s’aiment vraiment, le mariage est une aventure existentielle, une expérience humaine unique, qu’ils doivent mener à son accomplissement, qui est en même temps la réalisation de leur Moi intérieur.

                  Le poète autrichien Rainer Maria RILKE ( 1875 - 1926 ) a laissé ces quelques lignes sur l’égalité des sexes dans l’amour d’un couple :

                  « Le partage total entre deux êtres est impossible, et chaque fois que l’on pourrait croire qu’un tel partage a été réalisé, il s’agit d’un accord qui frustre l’un des partenaires ou même tous les deux de la possibilité de se développer pleinement.

                  Mais lorsque qu’on a pris conscience de la distance infini qu’il y a toujours entre les deux êtres humains, quels qu’ils soient, une merveilleuse vie « côte-à-côte » devient possible : il faudra que les deux partenaires deviennent capables d’aimer cette distance qui les sépare et grâce à laquelle chacun des deux aperçoit l’autre, entier, découpé sur le ciel ».

                  Ce n’est, poétiquement, qu’un vœu pieux !
 

            L.-D. T.
            Le Mont-sur-Lausanne
            Automne 1996.
           

            Le printemps arrive, avec les nouveaux bourgeons qui poussent, les nouveaux couples qui se forment, pleins de vie et d'espérance …
            En guise de compliments, nous dédions aux futurs - et aux nouveaux - mariés ces deux poèmes de Khalil GIBRAN *: 


            Quand l'Amour vous fait signe, suivez-le,
            Bien que ses voies soient dures et escarpées.
            Et lorsque ses ailes vous enveloppent, cédez-lui,
            Bien que l'épée cachée dans son pennage puisse vous blesser.
            Et lorsqu'il vous parle, croyez en lui,
            Malgré que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord saccage vos jardins.
            Comme des gerbes de blé il vous emporte.
            Il vous bat pour vous mettre à nu.
            Il vous tamise pour vous libérer de votre balle.
            Il vous broie jusqu'à la blancheur.
            Il vous pétrit jusqu'à ce que vous soyez souples ;
            Et alors, il vous livre à son feu, pour que vous puissiez devenir le pain sacré du festin divin.
            Toutes ces choses, l'amour vous les fera pour que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur et devenir, en cette connaissance, un fragment du cœur de la Vie.
            Mais si dans votre peur, vous ne recherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour,
            Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et sortir de l'aire de l'amour,
            Pour vous rendre dans le monde sans saisons où vous rirez, mais non pas tous vos rires, et pleurerez, mais non pas toutes vos larmes.
            L'amour ne donne que de lui-même et ne prend que de lui-même.
            L'amour ne possède pas, et ne veut pas être possédé ;
            Car l'amour suffit à l'amour.


            Et voici le poème concernant le mariage :

            Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une entrave :
            Qu'il soit plutôt une mer mouvante entre les rivages de vos âmes.
            Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à une seule coupe. 
            Partager  votre pain mais ne mordez pas dans le même morceau.
            Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais sachez demeurer chacun seul.
            De même que les cordes d'un luth sont indépendantes cependant qu'elles vibrent de la même harmonie.
            Donnez vos cœurs, mais non pas à la garde l'un de l'autre.
            Car seule la main de le Vie peut contenir vos cœurs.
            Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
            Car les piliers du temple s'érigent à distance,
            Et le chêne et le cyprès ne croissent pas dans l'ombre l'un de l'autre. 

            "Le Prophète"
            Edit. CASTERMAN - Paris 1956. 

            * Biographie de Khalil Gibran : vers la fin de la page Rencontre des religions

            L'enfant se délectait
            devant le piano ouvert
            en jouant n'importe quoi,
            rien que pour le plaisir de faire du bruit
            rien que pour s’amuser à tirer des sons,
            sans se soucier le moins du monde
            de la mélodie
            ainsi que si souvent nous jouons avec l'amour.

            « Mille raisons pour vivre »  Dom H. Camara -
 Biographie :  2.- La Foi et l'Ethique                          

                                                              ______________

            "Tout bonheur est un chef-d'œuvre : la moindre erreur le fausse, la moindre hésitation l'altère, la moindre lourdeur le dépare, la moindre sottise l'abêtit." 

            Marguerite YOURCENAR
            Mémoires d'Hadrien (Plon, Paris)