Psychiatrie culturelle

        A PROPOS DU COLLOQUE SUR LA PSYCHIATRIE CULTURELLE

                                             ( Cery 8 janvier 1971 )


            Nous pensons qu'il n'est pas nécessaire de revenir sur l'exposé assez complet du Dr Xardez qui débuta par l'évolution du rapport psychiatrie-ethnologie, passa aux notions d'application communes aux diverses maladies mentales, pour terminer avec quelques données particulières relatives à l'étude de la schizophrénie, des affections dépressives, des suicides, des modes d'expression hystériques, aux problèmes de l'alcoolisme, de la toxicomanie, de la délinquance juvénile. 
             Nous nous permettons de présenter ici quelques réflexions disparates comme suite à cet intéressant sujet.

            Le dernier ouvrage qui marque ce rapport psychiatrie-ethnologie est celui de Georges DEVEREUX : "Essais d'ethno-psychiatrie générale" ( traduit de l'anglais par Tina JONAN et Henri GOBARD, Gallimard, Paris 1970 ).
            D'origine hongroise comme Géza ROHEIM, l'auteur de ce recueil d'essais, actuellement professeur à l'Ecole pratique des hautes études à Paris, est aussi un ethnologue-psychanalyste.

            Par le titre de son ouvrage, DEVEREUX veut probablement créer une science interdisciplinaire, dont les concepts fondamentaux sont considérés à partir de la notion "normalité-pathologique" chère à Karen HORNEY. Pourtant l'auteur s'oppose aux "culturalistes" d'outre-atlantique qui valorisent le facteur socio-culturel au détriment du facteur constitutionnel dans l'évolution de la personnalité. Il critique leur critère d'adaptation sociale, "qui nie dans son principe l'existence des sociétés réellement pathologiques ( Sparte, l'Allemagne hitlérienne, le Sud des Etats-Unis d'Amérique ). Les processus pathologiques et les phénomènes d'autodestruction qui sont à l'oeuvre dans de telles sociétés ne diffèrent pas de ceux qui affectent le malade mental. Si l'individu tente de s'y adapter, il ne peut y parvenir - contrairement à ce que croit Eric FROMM
- qu'en devenant lui-même gravement névrosé. Aussi, les critères du normal et du pathologique doivent être recherchés hors de contextes sociaux déterminés". 

            Cette critique, en partie, est à l'encontre  du critère d'adaptation conçu par Eric FROMM, qui a dit dans son ouvrage "Man for himself" ( New York 1947 ) : 
            « … Nos jugements moraux déterminent nos actes et c'est sur leur validité que reposent notre santé morale et notre bonheur. La névrose est au fond toujours aussi un effondrement moral et l'adaptation à elle seule est loin de prouver qu'on ait atteint l'équilibre intérieur … " Et vers la fin de l'ouvrage :" … Pour atteindre l'état de non dépendance qui nous permet d'aimer créativement, l'homme moderne doit surmonter de terribles obstacles. Cela tient au fait que la société où nous vivons est fondée sur la dépendance ( hiérarchique, économique, politique ). Nous vivons au sein des collectivités où l'activité sociale est constamaent conditionnée par le désir et la peur. Prendre le chemin du véritable amour, c'est donc "forcément se mettre à contre-courant", Mais cela n'est possible que si notre maturité intérieure est suffisante … ".

            Le critère d'adaptation peut être considéré comme un critère externe, la manifestation d'une personnalité évoluée, souple, qui s'ajuste à un milieu même hostile ou différent du sien, sans perdre ses propres caractéristiques.
            Dans la littérature fleurie de l'Extrême-Orient, les lettrés la comparent à une « fleur de lotus qui pousse dans la boue » sans que son parfum soit altéré.
            (Le médecin-psychologue suisse CLAPAREDE conçut l'intelligence comme la capacité d'adaptaion aux situations nouvelles.)

            L'autre forme d'adaptation vient de la plupart des personnes moins évoluées. Consciente ou inconsciente, elle est le plus souvent résignée, voire forcée,"sous la pression du milieu" pour employer le terme du sociologue français DURKHEIM. On se soumet extérieurement, mais la résistance, la révolte, agissent à l'intérieur, créant justement un de ces conflits qu'on nomme souvent "névrotique", cette lutte instinctuelle entre le principe de "plaisir" et le principe de "réalité", selon FREUD.

            Notons que cette notion d'adaptation ainsi que le culturalisme viennent des Etats-Unis,  pays fortement marqué par le "behaviorisme" de WASTON. Quand un peuple admet la théorie : "Je suis triste parce que je pleure et non pas je pleure parce que je suis triste", l'éducation reviendra à l'acquisition de certains réfexes conditionnés à la PAVLOW.  Tout n'est qu'apprentissage. Il y a une époque pas assez lointaine où la radio, la télévision, rengorgeaient de « patterns » stéréotypés: de mari, de femme: d'employé, de patron, modèles. Les journaux donnaient des recettes: comment faire pour "attraper" un mari, pour conquérir un millionnaire, pour être la famille la plus unie, la plus heureuse aux Etats-Unis.

            C'est l'époque où le livre "Comment se faire des amis pour réussir dans la vie" de Dale
CARNEGIE  devint un « best-seller » !, ( suivi par un autre ouvrage : « Comment se débarrasser de ses soucis ? »). Le"self made man" est le plus admiré, autant que le "superman" des bandes dessinées. Le résultat de ce conditionnement collectif s'avère pourtant assez positif. Le peuple américain se révèle comme le peuple le plus dynamique, le plus courageux, le plus aventurier de la Terre. ( Il dépasse même les Russes avec leur conditionnement politique.)  Son optimisme n'a pas de bornes. Même les revers ou graves défaites nationnaux sont prétextes à une sorte de vantardise : après la défaite cuisante de Pearl-Harbor, les journaux annonçaient en titres triomphants : "La plus grande défaite navale de l'histoire".  Cette attitude hyperoptimiste, hyperconfiante présente naturellement un envers négatif. Un enthousiasme exagéré entraîne facilement en cas d'échec une déception amère, une frustration aiguë ( ce terme « frustration » est couramment employé aux U.S.A., d'où vient le test de frustration de ROSENZWEIG ). Les Américains se targuent d'être les citoyens les plus heureux, les plus riches, les plus puissants au monde. Une"perte de la face" surtout sur le plan militaire peut provoquer des réactions vives et imprévues. ( Rappelons-nous que c'est la défaite de Pearl-Harbor qui a décidé les U.S.A. d'entrer en guerre contre le Japon à côté des Alliés ). Le "rictus souriant" caractéristique du Yanke se transformerait en « sourire jaune » s'il lui arrivait des déboires en Extrême-Orient. Les Chinois n'ont qu'à se bien tenir !

            Il faut comprendre d'autre part que le critère d'adaptation est fort relatif. On peut être plus ou moins adapté à son milieu social culturel sans pouvoir l'être dans un autre milieu de civilisation différente. En estimant que « le chaman ( prêtre sorcier) est un être gravement névrosé, ou même un psychotique en état de rémission temporaire », DEVERBUX oublie que l'être humain s'est fait, avant tout, pour vivre dans son milieu ambiant. Et tant qu'il y est à l'aise, et même respecté dans le cas du chaman, tout jugement favorable ou défavorable qui ne tient pas compte de ce contexte, n'aura qu'un caractère spéculatif et tendancieux.

           DEVEREUX distingue deux niveaux d'inconscient : un "inconscient idiosynchrasique", celui de l'individu en tant qu'être particulier, et "un inconscient ethnique » qui correspond à ce que chaque génération a appris à refouler et enseigne à refouler à la suivante.
            Nous ne voyons rien de nouveau dans cette distinction qui reprend simplement les notions de l'inconscient individuel ou personnel de FREUD et de l'inconscient collectif de JUNG. Ces deux Maîtres de la psychanalyse ont valorisé l'un des deux niveaux sans nier l'existence de l'autre.

            Notons qu'un autre compatriote de DEVEREUX,  le psychiatre hongrois SZONDI, a voulu intercaler entre l'inconscient individuel et l'inconscient collectif un troisième nivean : "l'inconscient familial", "source d'où les ancêtres réprimés dirigent le comportement sélectif de l'individu" ( "La psychanalyse freudienne est l'ontogénie, la "Schicksanalyse" est la généalogie, la psychologie complexe de JUNG est l'archéologie … des processus mentaux profonds" dans "Experimentielle Triebdiagnostik, Hans Hubert, Bern, 1947 ).

            L'inconscient ethnique, selon DEVEREUX, protège l'individu par une séries de résistances acquises. Mais alors, pourquoi considère-t-il le travestisme des Indiens comme une "institution pathologique" ?  La psychose se définira selon DEVEREUX comme "l'incapacité pour un sujet, trop jeune par ex. à réagir à un traumatisme violent par des défenses culturelles qu'il n'a pas encore apprises ; aussi sa personnalité ethnique ne peut que se dégrader". Cette hypothèse paraît aussi simpliste que celle qui prétend que "la schizophrénie serait la conséquence de la volonté désespérée d'un sujet de s'adapter à un milieu en voie de transformation" ( du même auteur ). Nous n'y voyons qu'un aspect d'une forme de schizophrénie.

            Cette tendance à la généralisation se répète dans son essai d'analyse du crime. Il est probant de constater que "ce sont les mêmes conflits qui conduisent aux mêmes sublimations réussies et aux crimes". Quant à en déduire comme DEVEREUX l'a fait :" La série chirurgien, anatomiste, boucher, assassin, meurtrier-fou, constitue un seul et même continuum et doit être analysé comme tel". Cette affirmation qui se veut choquante est simplement fausse. Elle méconnaît les différences individuelles, les mécanismes de défense et les motivations diverses. Elle ignore les criminels de guerre : ces quelques politiciens ambitieux, fanatiques, ces autres militaires obtus et sanguinaires, qui s'abritent derrière leur mégalomanie et leur idéologie ( que ce soit de droite ou de gauche ) pour mettre à feu et à sang certains points du globe ...

            D'autre part, certains artistes, écrivains, critiques, s'expriment à leur manière, leur agressivité. Cétte "pulsion" inhérente à la nature humaine doit être analysée différemment suivant qu'elle est créatrice ou destructrice, qu'elle est dirigée vers soi ou vers le monde extérieur.

            L'agressivité créatrice s'apparente à l'instinct de Vie, l'agressivité destructrice s'apparente à l'instinct de Mort ( pour emprunter ces termes de FREUD ). L'agressivité créatrice dirigée vers soi-même entraîne un désir de perfectionnement de soi. L'agressivité créatrice dirigée vers le monde extérieur crée un besoin d'aider les autres.

            L'agressivité destructrice dirigée vers soi-même entraîne la haine de soi, parfois le suicide. L'agressivité destructrice dirigée vers le monde extérieur provoque le mépris d'autrui, le malaise, le besoin de dominer ou la fuite. Mais quand il s'agit d'agressivité destructrice collective, c'est la guerre, non pas seulement contre les êtres humains, mais encore contre la nature " ( destruction de la faune et de la flore ).

            Le comportement humain, surtout sur le plan individuel, est en réalité plus compliqué et moins prévisible. L'agressivité créatrice et l'agressivité destructrice habitent  la même personne. C'est leur dosage qui caractérise son penchant vers le Bien ou vers le Mal, vers Dieu ou vers le démon.

            L'homme, parfois, réagit plus qu'il n'agit. C'est parce qu'il se sent incapable de se perfectionner qu'il veut perfectionner le monde. En outre, la haine de soi entraîne souvent la haine des autres. La peur de se détruire conduit à la rage d'extermination de son prochain. Cet acte d'auto-défense peut accorder un répit ( aux individus comme aux nations ), mais ne résoud pas le problème fondamental, parce qu'il ne fait que transférer l'agressivité destructrice sur d'autres plans (politique, idéologique, économique, religieux, scientifique) ou sur d'autres ethnies ...        

            Ainsi, la solidarité des pays arabes ne repose que sur leur haine commune à l'égard d'Israël, leur ennemi héréditaire. Par contre le "bouc émissaire" des Américains change de peau comme un caméléon : rouge ( Indiens ), blanche ( Anglais, guerre de Sécession, Espagnols, Allemands ), noire, jaune ( Japonais, Coréens, Chinois, Viêtnamiens du Nord et maquisards du Sud ).

            Au sujet du comportement criminel - individuel - Georges DEVEREUX analyse remarquablement le processus, surtout quand il s'agit du psychopathe criminel.
            L'auteur estime qu'on ne peut comprendre vraiment le comportement criminel qu'en le dissociant de l'acte criminel. Si l'acte criminel est assimilable à une défaillance temporaire des défenses du Moi, le psychopathe criminel au contraire, loin d'affronter son conflit initial, se heurte constamment à la série sans cesse renouvelée des conflits secondaires suicités par des défenses excessives, dressées contre son conflit fondamental.

            C’est ce genre de délinquant qui tue pour masquer un délit sans importance, qui meurt en s'évadant, tué par les balles des gardiens de prison, alors qu'il ne purgeait qu'une peine de quelques mois. Le criminel serait alors la victime de ses défenses et non de ses pulsions, une sorte de « saint à rebours », de puritain fanatique, contraint à utiliser des armes sans rapport avec le conflit dont il souffre.

            Il devient dès lors possible de comprendre tout ce qui distingue la névrose de la perversion et du crime. Dans la névrose, l'essence du conflit est la lutte entre les pulsions et les mécanismes de défense. C'est la pulsion elle-même qui est criminelle. Dans la perversion, le conflit se situe essentiellement entre les pulsions génitales et prégénitales, les premières étant utilisées comme défenses contre les secondes. Le crime pervers est la tentative de masquer un acte sexuel socialement condamné ( crime sadique, meurtre du partenaire … ). Dans la criminalité habituelle, au contraire, le conflit naît du besoin de l'individu criminel de maintenir et de protéger des mécanismes de défense excessives contre des pulsions diverses et souvent normales ( Cf. analyse dans le Monde du 11.12.1970 de J.M. PALMIER ).

            Ce point de vue analytique du criminel nous fait penser à l'interprétation originale de Théodore REIK, un des plus proche collaborateurs de FREUD.  REIK a essayé de montrer que ce n'est pas à cause du crime commis que le criminel éprouve le besoin d'être puni, mais que, bien au contraire, « le besoin d'être puni précède son crime » ; en d'autres termes,  qu'il n'est "pas l'effet mais la cause" de ses actes. L'agressivité peut provoquer des sentiments de culpabilité si insupportables, qu'un crime doit être commis pour recevoir la plus terrible punition, punition ayant la valeur d'une véritable expiation.

            Nous laissons aux lecteurs le soin de confronter ces hypothèses avec leurs observations cliniques. Nous nous permettons - à la lumière de ces analyses - d'ouvrir une parenthèse sur la discrimination habituelle entre le névrosé et le psychopathe.

            D'ordinaire, on considère le psychopathe en général comme un être asocial, sans anxiété, sans souffrance, sans Surmoi. Tandis que le névrosé est souvent présenté comme un sujet anxieux, plus ou moins handicapé par son conflit instinctuel ( entre le Ça ou les pulsions, le Moi, le Surmoi, le Monde extérieur ) et qui en souffre. Cette description du psychopathe, qui n'est valable que comme « coup d'œil » superficiel, se révèle fort insuffisante dans une investigation psychologique.
            Si le psychopathe est « contre la société » ce n'est pas parce qu'il la hait, mais parce qu'il a trop besoin de la société, parce qu'il est trop dépendant des autres. Il n'est pas asocial, il est parfois même hypersocial, et hypermoral. Il n'est pas sans Surmoi, simplement son Surmoi n'est pas intégré dans son Moi. Extérieurement, on le croit exempt d'anxiété et de sentiments de culpabilité. 
            En réalité, son anxiété est plus latente que manifeste. Il crâne,  il défie le monde ; il nie Dieu, justement parce que ses sentiments de culpabilité deviennent insupportables. Son Surmoi restant en dehors de son Moi le poursuit comme l'oeil d'Abel pourchassant Caïn. Et paradoxalement, certains psychopathes fuient Dieu tout en recherchant la punition qu’ils croient leur être destinée. Plus le psychopathe se sent sous l'emprise de Dieu, plus il veut s'en débarrasser. De même,  plus il dépend de la société, plus il éprouve le désir de la contester,  de la changer radicalement, voire la détruire.

            Remarquons que cette réaction est aussi commune aux jeunes, surtout aux adolescents, à l'âge critique du passage au stade d'adulte.
            L'homme indépendant, qui atteint une certaine maturité, voit aussi le côté imparfait de la société, l'envers de la vie, la faillibilité humaine, d'autant plus pénétrant qu'il a assez vécu, qu'il a assumé certaines responsabilités. Il n'a pas besoin de détester la société, parce que la société n'est répressive que pour ceux qui n'ont pas pu la supporter. Il ne sent pas le "poids" de Dieu,  parce que « Dieu est en lui », ou en d'autres termes, parce que son Surmoi est intégré dans son Moi.

            On comprend alors que la souffrance du psychopathe est très profonde, très vive, ce qui l'incite à la nier, à la fuir, et à faire souffrir les autres. Tandis que la souffrance chez le névrosé se montre plus visible,  parce qu'elle est parfois imprégnée d'une certaine dose de complaisance ou d'hystérie. Cette souffrance est d'autant plus tenace,  plus vivace qu'elle est réprimée, non acceptée par le psychopathe. Elle le poursuit sans répit, impitoyablement, le pousse à réagir. Etant plus ou moins faussée dès le début, cristallisée dans certaines phases d'évolution, la personnalité du psychopathe se fige le plus souvent dans une structure rigide. Ne perdant aucunement le contact avec la réalité, il n'aime pas toutefois s'ajuster à l'entourage. Il ne réagit pas suivant les circonstances, en fonction de la réalité, mais en fonction de ses mécanismes de défense,  dont il dévient esclave jusqu'à la fin de sa vie.

            C'est ainsi que, défiant toute éthique, toutes règles de jeu nécessaires à  la vie communautaire - tout en y restant solidement tributaire - le psychopathe emploie souvent des moyens d'action non conformistes, voires amoraux, parfois sans proportion avec le but visé.

            Ce qui est vrai sur le plan individuel l'est aussi sur le plan national, mondial. On comprend alors pourquoi les Etats-Unis qui prétendent être le peuple le plus grand, le plus puissant, le plus généreux de la terre, écrasent sous des milliers et des milliers de tonnes de bombes la péninsule indochinoise, exterminant nature, culture, êtres humains, communistes ou non communistes, maquisards ou civils sans distinction, tout en épargnant les communistes de l'Europe,  tout en flirtant avec ceux de l'Union soviétique et en recherchant à se rapprocher de ceux de Mao ! …

            Tout comme un individu, un peuple peut être aussi victime de ses mécanismes de défense,  être pris au piège par ses propres contradictions, et faire le jeu des principes ( ou idéologies) qu'il combat désespéremment.

            "Engrenage" ou "enlisement", ce processus conduit fatalement à l'auto-destruction, à l'éclatement possible de cette civilisation occidentale tant prônée que contestée … ( "La civilisation est une bulle de savon"  S. FREUD ). *

L.D.T. 
Ecrit à Prilly,
Hiver 1971.

            (  P.S.-  Ecrit en pleine période de guerre américo-indochinoise où l'indignation n'était pas feinte et l'agressivité manifeste !). 

* A voir : /1.-les-nations-et-l-ethique (Les Nations et l'Ethique)

Et aussi : /derni-c3-a8re-chance-pour-l-onu (Denière chance pour l'ONU)